Conseils de révision pour le DST de 1ère Générale 5 sur «La Révolution française »
Rappels:
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ce devoir aura lieu jeudi 1.10 en 2h en C004
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sous la forme d'une analyse de documents ( deux documents )
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avec une introduction : présentation du sujet puis présentation des docs (nature , auteur ,date , origine ,intérêt) ,pbq (donnée) ,annonce du plan
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2 ou 3 parties (données) . On saute une ligne entre chaque mais on n'écrit pas « I. » , « II. » etc)
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forme : citation (« ... » sinon paraphrase , description si iconographique) / explication
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Attention : JAMAIS , doc.1 = I. et doc.2 = II . Les 2 docs doivent être CONFRONTES dans chaque partie (sinon , pas la moyenne)
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une conclusion (réponse à la pbq , critique , éventuelle ouverture)
Les révisions doivent s’effectuer à l’aide :
_du cours
_du manuel
_de l'entraînement réalisé en classe et de la grille distribuée
Les notions et définitions suivantes doivent être maîtrisées :
Monarchie Absolue /Monarchie Constitutionnelle /Monarchie de Droit Divin ; trois pouvoirs ;privilèges ;raison et sens critique ; « Lumières » , ex : Montesquieu [séparation des pouvoirs ], Rousseau,Voltaire, Diderot ;Monarchie Parlementaire au R.U. ;Déclaration d’Indépendance des E.U. ;crise économique et financière de 1788 ; « cahiers de doléances » ;États Généraux ;Assemblée Nationale Constituante ;Serment du Jeu de Paume ;Prise de la Bastille ,Municipalité,Garde Nationale ; « Grande Peur » ;abolition des privilèges (« nuit du 4 août ») ;Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ;clubs politiques (ex : Jacobins) ;Biens Nationaux ;Fête de la Fédération ; « fuite à Varennes » ;Constitution de 1791 ;Assemblée Législative ;suffrage censitaire/suffrage universel ; « Patrie en danger » ; « journée du 10 août » (prise des Tuileries), procès de Louis XVI ,1ère République /"république en péril", Comité de Salut Public/Convention , Montagnards/Girondins, loi des suspect, Chute de Robespierre et Thermidor .Directoire /"République des propriétaires".
Il faut être capable de présenter rapidement quelques acteurs :
Louis XVI , Robespierre .
Conseils de révision pour le DST (Partie 1) des 1ST2S sur la Révolution
Rappels:
• ce devoir aura lieu (1h) en C004 le lundi 5.10
• sous la forme de questions de cours : définitions , QCM, image à légender , questions courtes
Les révisions doivent s’effectuer à l’aide :
_du cours
Les notions et définitions suivantes doivent être maîtrisées :
Monarchie Absolue /Monarchie Constitutionnelle (Constitution) /Monarchie de Droit Divin ; trois pouvoirs (exécutif/législatif/judiciaire) ;privilèges ; « Lumières » , ex : Montesquieu [séparation des pouvoirs ], Rousseau,Voltaire, Diderot ;crise économique et financière de 1788 ; « cahiers de doléances » ;États Généraux (3 Ordres : Clergé/Noblesse/Tiers Etat) ;Souveraineté nationale/Assemblée Nationale Constituante ;Serment du Jeu de Paume (souveraineté nationale) ;Prise de la Bastille ; « Grande Peur » ;abolition des privilèges (« nuit du 4 août »)/Privilèges ;Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen .
Conseils de révision pour le DST des TG4/5 sur «l'impact de la crise de 1929 »
Rappels:
• ce devoir aura lieu en 2h en C004 lundi 29.09 (8h30 pour les TG5 et 15h30 pour les TG4. Sujets différents , bien sûr 😉 )
• sous la forme d'une «Analyse de documents » d'Histoire
Rédaction :
• une intro (présentation du sujet puis des docs + pbq + annonce du plan)
• 2 ou 3 parties (on saute une ligne entre chaque mais on n'écrit pas « I. » , « II. » etc)
forme : citation (« ... » sinon paraphrase , description si iconographique) / explication
Attention : JAMAIS , doc.1 = I. et doc.2 = II . Les 2 docs doivent être CONFRONTES dans chaque partie (sinon , pas la moyenne)
• une conclusion (réponse à la pbq ,critique des docs , ouverture )
Il faut donc revoir la méthode avec les entraînements réalisés en ½ groupes et le tableau distribué.
Les révisions doivent s’effectuer à l’aide :
_du cours (y compris les vidéos et docs photocopiés)
_du manuel
_des photos de D. Lange
Les notions et définitions suivantes doivent être maîtrisées :
Crise boursière/bancaire/financière/industrielle ;« Krach de Wall Street »/ « jeudi noir »;crise/récession/dépression ;Offre/Demande ; spéculation;surproduction ; héritages de 14/18 (à connaître) ; interdépendance des économies ; extension mondiale (EU-Amérique Latine-Europe Centrale- Europe de l'Ouest-reste du monde) ; populisme/autarcie/ protectionnisme ; URSS/socialisme; chômage de masse/paupérisation/soupes populaires/bidonvilles/ « marches de la faim »; « Okies » ; New Deal (connaître des exemples concrets de politiques et administrations)/ « État Providence » ,Front Populaire (PCF+SFIO+ parti radical),6 février34/Ligues, Accords Matignon .
Il faut être capable de présenter très rapidement :
Roosevelt (cf bio ) ,Hoover, Keynes ,D. Lange (et exemples de photos ) ,J. Steinbeck,L. Blum.
CR de la sortie des 1HGGSP2 à la BNF et à l'AFP
Compte rendu de sortie scolaire – BnF Richelieu et AFP
Dans le cadre du cours d’HGGSP, j’ai participé à une sortie scolaire à Paris. Cette journée était organisée en deux parties : le matin à la Bibliothèque nationale de France (site Richelieu) et l’après-midi à l’Agence France-Presse. Cette sortie m’a permis de découvrir deux lieux importants liés à la culture et à l’information.
Le matin : visite de la BnF Richelieu
Nous sommes arrivés à la Bibliothèque nationale de France – site Richelieu vers 10h. En arrivant, nous avons commencé par faire un tour de la Salle Ovale. J’ai trouvé la salle très impressionnante, surtout l’architecture qui est ancienne et bien conservée.
Après une première pause, puis une deuxième pause toilettes, nous avons visité le musée de la BnF. C’était la partie que j’ai trouvée la plus intéressante. On a pu voir des objets anciens comme des manuscrits, des cartes et d’autres documents historiques. Ça m’a permis de mieux comprendre comment les connaissances sont conservées au fil du temps. Ce n’est pas seulement une bibliothèque, mais aussi un lieu qui protège des documents très précieux.
Pause déjeuner
Après la visite, nous sommes partis manger ,ça nous a permis de faire une pause avant l’après-midi. De mon côté, je suis allé du côté de Châtelet.
L’après-midi : visite de l’AFP
Ensuite, nous sommes allés à l' Agence France-Presse. L’entrée a été un peu compliquée car nous étions très nombreux, donc ça a pris du temps avant de pouvoir entrer.
Une fois à l’intérieur, nous sommes montés au dernier étage pour assister à une conférence. Plusieurs personnes sont venues parler de leur métier.
Une intervenante nous a expliqué le rôle de l’AFP. Elle nous a parlé du travail des journalistes, notamment le fait de vérifier les informations avant de les publier. Elle a aussi parlé du service de “débunkage”, qui sert à lutter contre les fake news.
Elle a également expliqué que certains conflits dans le monde ne sont pas beaucoup montrés dans les médias, ce qui m’a fait réfléchir sur la façon dont l’information est choisie. Elle nous a aussi présenté rapidement l’histoire de l’AFP et son importance dans le monde.
Il y avait un journaliste spécialisé dans le football qui nous a raconté des anecdotes, notamment sur des scandales liés à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). J’ai trouvé ça intéressant car ça montrait que même dans le sport, il peut y avoir des problèmes importants à couvrir.
Ensuite, un ancien élève de notre établissement est intervenu. Aujourd’hui, il travaille comme journaliste à l’AFP. J’ai trouvé ça intéressant de voir son parcours, car ça montre que ce métier est accessible. Il nous a expliqué son travail et son quotidien.
Conclusion
J’ai trouvé cette sortie intéressante et utile. La visite de la BnF m’a permis de mieux comprendre l’importance de conserver les documents historiques. La visite de l’AFP m’a aidé à comprendre comment les informations sont produites et diffusées.
Cette journée m’a aussi fait réfléchir sur les médias, les fake news et le travail des journalistes. Cela correspond bien à ce qu’on étudie en HGGSP.
Enfin, nous sommes rentrés en bus, comme à l’aller, ce qui a marqué la fin de cette journée.
Tom Pelletier-Fernandez (1G3)
CR de Abdel Rhaman El Maoualkheir (1G6)
Sortie des 1HGGSP à la BNF et à l'AFP
Mardi 17 mars , les deux groupes de 1HGGSP ont pu se rendre à Paris pour visiter la Bibliothèque nationale de France (site Richelieu ) le matin ,puis l'Agence France Presse l'après-midi .
Après avoir déambulé ensemble sous l'impressionnante coupole de la Bibliothèque , les deux groupes ont pu , à tour de rôle , visiter la partie muséale avant de faire une pause pique-nique sous le soleil.
L'après-midi , J. Montané a brossé une histoire de l'AFP depuis sa création avant de laisser la parole dans un premier temps à Mario Lawson , ancien élève de Senghor , qui a présenté son parcours pour devenir journaliste. Après lui , deux autres journalistes de l'AFP (un spécialiste du sport et un du fact-checking ) ont complété ce tour d'horizon très complet. Chaque participant a de plus pu repartir avec un livre de photos de l'AFP (merci à J. Montané pour cette organisation plébiscitée).
Félicitations aux élèves pour leur comportement exemplaire et leur intérêt lors de cette belle sortie .
CR à suivre prochainement.
"Retour à Birkenau"
Lundi 19 janvier , 5 classes de Terminale (3 Terminales Générales et 2 Terminales Technologiques) se sont rendues au Théâtre du Colombier , à côté de la Mairie de Magnanville , pour assister à la pièce "Retour à Birkenau" qui raconte l'histoire de Ginette Kolinka , rescapée de Auschwitz-Birkenau (elle aura 101 an début février 2026).
Félicitations aux élèves pour leur écoute et pour leurs questions lors de l'échange après la représentation.
Voici quelques CR de cette sortie :
_"Synthèse : Spectacle Retour à Birkenau
I/ Ce que j’ai retenue de l’histoire
Le 13 mars 1944, Ginette Kolinka, son père, son frère (Gilbert) et son neveu sont embarqués par la police afin d’être emmenés dans un camp de concentration en Allemagne, à la suite d’une dénonciation. Sa mère était à l’étage et ses sœurs étaient au marché pour faire des courses.
Après l’arrivée du train, le 16 avril 1944, les soldats crient « Schnell », qui veut dire « vite » : c’est le premier mot qu’elle apprend en allemand. Lorsqu’elle descend du train, des chiens commencent à aboyer, les gens la poussent, elle ne comprend rien, tout se passe trop vite. Un homme lui traduit : « On va aux camps. Ceux qui ne peuvent pas aller à pied prendront les camions. » Ginette crie alors à son père, âgé de 61 ans, et à son frère de 12 ans de prendre le camion. Ginette est sélectionnée pour le camp de travail.
À son arrivée au camp, elle apprend que son père et son frère sont morts dans les chambres à gaz et que leurs corps ont été brûlés. Dans le camp, on leur demande de se mettre nues, on leur rase les cheveux. Elle travaille durement, boit de l’eau marron, mange à peine, se fait frapper, tombe malade et a très froid. Elle ne porte qu’une robe légère et, la nuit, elle utilise sa robe comme un coussin afin de dormir dessus. Tous les jours, il y a des morts. Ginette a une femme morte à côté d’elle : à chaque fois qu’elle tombe sur son épaule, elle la soulève. Ginette veut la garder, car elle garde l’espoir qu’un jour les soldats ouvriront les portes et leur donneront à manger. Elle leur dira alors : « Mais non, elle dort, ma copine, donnez-moi sa part ! »
Un jour, elle tombe malade et le signale. Heureusement pour elle, c’est en novembre, car si cela était allée en août ou septembre, elle aurait été emmenée dans les chambres à gaz. Elle est donc soignée. En 1945, elle change de camp, car elle répond qu’elle sait tout faire. À son arrivée, elle découvre que le camp a été libéré. Des autobus les attendent à l’hôtel Lutetia. Elle subit à nouveau un interrogatoire et n’en peut plus de tenir sur ses jambes.
Elle rencontre une femme qui lui dit : « Tu es Ginette, ta mère et tes sœurs sont dans la maison que vous avez laissée, elles t’attendent. » Ginette ne la connaît pas. Elle se précipite chez elle. La grosse porte de l’immeuble n’était pas fermée. Dans la cour, la concierge s’exclame : « Oh ! Gilbert, ta mère t’attend. » Elle la prend pour son frère. Ginette monte l’étage et voit sa mère. Elle ne se rappelle pas si sa mère a pleuré, mais elle, n’a pas pleuré. La dernière fois qu’elle avait vu sa famille, c’était lors d’un beau jour, comme un jour d’été. Il faisait tellement beau qu’elle ne voulait pas rentrer manger.
II. Mon ressenti par rapport à l’histoire
Cette histoire est terrifiante, car cela peut arriver à tout le monde. Il suffit d’imaginer rentrer un jour à la maison et voir sa famille se faire embarquer par la police sans aucune raison. Rien que l’imaginer me fait peur. Elle est aussi très triste, notamment lorsqu’elle se rappelle que son père et son frère sont morts parce qu’elle leur a conseillé de prendre le camion. Peut-être se sent-elle coupable de leur mort, même si, dans tous les cas, ils n’avaient pas l’âge de travailler et auraient été envoyés aux chambres à gaz. C’est aussi choquant de se dire qu’elle a vécu tout cela à un âge si jeune (19 ans). Ensuite, lorsqu’elle retrouve sa mère et ses sœurs, elle ne pleure pas, ce qui montre qu’elle a perdu une partie de son humanité : elle ne pouvait plus ressentir la joie, la colère, la tristesse ou même la douleur. Elle explique aussi que, si elle avait un enfant et que cela recommençait, elle préférerait le tuer de ses propres mains plutôt que de le faire revivre ce qu’elle a vécu, ce qui montre à quel point la vie dans les camps était insupportable.
En effet, elle n’est pas la seule à avoir vécu cela, mais des millions de personnes. Tout cela à cause d’un seul homme, un seul dirigeant : Adolf Hitler."
Boukelmoun Yassmine ,TG4
_"Durant cette pièce de théâtre ,nous avons pu assister à une interprétation de ce que Ginette a pu « vivre » (car on ne pourra jamais se mettre à sa place pour savoir l’horreur qu’elle a vécue.)
L’actrice a joué l’histoire de Ginette déportée juive, elle explique qu’elle est rentrée dans la chambre à gaz mais on lui a ouvert la porte et a été sortie car besoin de main d’œuvre et trop jeune donc a été sauvée. "13 mars 1944 il faisait beau comme un 1er jour d’été ":elle raconte un souvenir sur sa famille rentrant manger etc. Le jour où ils se sont fait embarquer elle avait 14 ans quand la guerre commence en 1942.
Ils pratiquaient du sport mais elle a dû arrêter l’école dû à leur nouveau statut ainsi que plusieurs autres activités qu’ils leurs étaient désormais interdites ( piscine, cinéma). Elle fuit avec sa famille ,par petits groupes, vers Angoulême, change d’identité pour une origine russe et chrétienne orthodoxe. Ils sont enfermés dans la prison d’Avignon avec son père sa sœur et les amis de sa sœur, ils sont amenés à la prison de Marseille puis à la gare de Lyon direction Drancy le 31 mars .Le 12 avril 44 à Drancy le jour du départ ,il sont poussés vers les wagons entassés etc. …Elle raconte ce qu’ils ont vécu. Le 16 avril 44 le train s’arrête. Elle apprend qu’ils sont à Birkenau ; on sépare les hommes des femmes par groupes en gros, on dit aux femmes de se déshabiller et elles sont tatouées , nues, puis rasées dans une autre salle . On lui attribue le numéro 78 000 (tête, poils de sexe etc.) . Les filles qui effectuent ces tâches leurs disent la vérité sur les camps mais elles refusent d’y croire , n’imaginant pas que la cruauté de l’homme pouvait en arriver là.
Poussées vers les douches ,nues sans serviette, on les emmène pour partir. Le trajet a duré 3-4 jours. On les emmène en Tchécoslovaquie et elles sont libérées par les Russes. Elle prend un camion pour la France et arrive à Lyon; une femme lui dit que ses sœurs et sa mère sont vivantes dans leur ancien appartement; puis elle prend un train direction Paris pour s’y rendre.
Elle monte les escaliers retrouve sa mère etc. Ses sœurs lui apprennent les nouvelles chansons, elle va chez le médecin se déshabille et pèse 26kg . Une guide polonaise lui explique le processus de la chambre à gaz, la durée de 25 min. Elle a des souvenirs de son père ,frère , tous les défunts, et éprouve un sentiment de tristesse trouvant leur mise à mort longue du fait qu’ils ont dû beaucoup souffrir et se sent coupable de les avoir envoyés dans ce camion .Au cours de la pièce elle répète en permanence "c’était le 13 juin 1944 il faisait beau…"probablement une manière pour elle de se rassurer au milieu de ce cauchemar.
Pour conclure j’ai apprécié cette pièce de théâtre montrant l’horreur qu’ont vécue les déportés juifs et nous montrant la chance que nous avons aujourd’hui de vivre dans le confort etc…Ce spectacle m’a beaucoup appris."
Sanon Lucas ,TG4.
_"Compte Rendu de la pièce « Retour à Birkenau »
La pièce Le retour à Birkenau de Capucine Derval m’a vraiment marquée, surtout parce qu’elle repose presque uniquement sur la parole et la présence de la comédienne. Il n’y a pas beaucoup de décor ni d’effets ,il y a seulement une vidéo qui passe en fond ainsi que de la musique à certains moments, mettant les mots qu’elle prononce en évidence. Cela rend le témoignage plus direct et plus réel. On se sent rapidement plongé dans l’histoire, sans distraction.
Capucine Derval joue de manière très sobre, sans exagérer les émotions, et c’est ce qui rend son interprétation crédible. On sent la froideur et l’absence d’émotions, un sentiment qui régnait certainement dans les camps de concentration. Elle prend le texte au sérieux et elle respecte le témoignage de Ginette Kolinka. Certaines scènes sont difficiles à entendre, mais ce n’est jamais fait pour choquer gratuitement : c’est plutôt pour faire comprendre et faire réfléchir.
Ce qui m’a plu, c’est que la pièce ne cherche pas à “faire pleurer” à tout prix. Malgré tout, la comédienne nous a dit qu’au départ lorsqu’elle commençait à apprendre la pièce, elle était très touchée et qu’elle en a déjà pleuré car c’était lourd et compliqué à jouer et à bien réussir à faire transmettre des émotions difficiles. Elle raconte les faits de manière simple, parfois presque calme, ce qui rend certains passages encore plus durs. On ressent un vrai contraste entre la tranquillité du ton et la gravité de ce qui est raconté.
Personnellement, ce spectacle m’a fait voir la Shoah d’une façon plus concrète que dans les livres ou les cours. Ça rend l’histoire plus humaine, plus proche, et moins abstraite. On sort de la salle un peu silencieuse, un peu pensive, avec le sentiment d’avoir entendu quelque chose d’important.
En résumé, Le retour à Birkenau est une pièce sobre, forte, et marquante, qui mise surtout sur la sincérité plutôt que sur le spectaculaire. A la fin, lorsqu’elle échangeait avec nous sur l’histoire de Ginette Kolinka, c’était très intéressant et elle nous a donné de nombreux éléments de réponses notamment sur le reste de la famille de Ginette et comment cette femme s’est remise de la Shoah."
Lina Belguise ,TG4
_"Compte-rendu : L’histoire de Ginette Kolinka
Résumé :
La pièce est racontée à la première personne par une comédienne. Elle repose sur l’histoire de Ginette Kolinka, une survivante de la Shoah. Elle évoque son adolescence sous l’Occupation et son arrestation, sa déportation et sa survie dans les camps nazis.
La comédienne, en se mettant à la place de Ginette Kolinka, explique qu’elle est adolescente pendant la Seconde Guerre mondiale. À partir de 1942, des lois antisémites sont promulguées : sa sœur est suspendue de travail, sa famille doit porter l’étoile jaune, l’entrée dans les lieux publics comme les piscines ou les cinémas lui est interdite, les Juifs sont recensés. Le père de Ginette, ancien combattant de 1914, pense être en sécurité avec son statut militaire. Cependant, la situation devenant délicate, sa famille cherche à se procurer de faux papiers. En mars 1944, ils sont dénoncés. Le 13 mars 1944, Ginette, son père et son petit frère de 12 ans, Gilbert, sont arrêtés par la police française. Ils sont enfermés une journée puis conduits dans un car exclusivement composé de Juifs.
Ils sont envoyés au camp de Drancy, puis le 16 avril 1944, ils sont déportés dans un train de marchandises aveugle dans des conditions inhumaines. Beaucoup de personnes meurent pendant le trajet. À l’arrivée à Auschwitz-Birkenau, en Pologne, Ginette entend des chiens aboyer, des officiers crier en allemand : elle ne se retrouvait plus. C’est alors qu’une femme lui fit la traduction, en lui disant que tout le monde allait être emmené au camp et les plus faibles, en camion. Soulagé, elle dit à son père et son frère « Gilbert ! Prenez le camion ! ». Plus tard, Ginette est frappée par la déshumanisation : elle est rasée, dévêtue devant tous, matriculée « 78 599 », puis informée que les personnes parties « à la douche » ont effectivement été gazées. Au quotidien, la vie au camp est un combat contre la faim, la peur, la mort. Elles sont entassées pour dormir, travaillent sans relâche, mangent très peu et peuvent finir matraquées ou dans la chambre à gaz pour un geste imprévu. Le travail de Ginette consistait à poser des rails.
En 1945, alors que les camps sont libérés par l’Armée rouge, Ginette est atteinte du typhus. Elle est rapatriée en France, à Lyon, où elle pèse seulement 26 kilos à 20 ans. À son retour, elle retrouve sa mère et sa sœur, mais doit leur annoncer la mort de son père.
À travers cette pièce, Ginette Kolinka transmet un témoignage essentiel sur la Shoah, la déportation et la déshumanisation systématique des Juifs. Son récit rappelle l’importance de la mémoire et du devoir de transmission pour que ces crimes ne soient jamais oubliés, et répétés.
Observation :
Tout au long de la pièce, la comédienne arrive à nous partager des émotions allant de la pitié au soulagement, mais en grande partie, de la tristesse. L’histoire de Ginette Kolinka fait écho aux différents récits contant la période de la Seconde Guerre Mondiale comme celui de Simone Veil, qui était d’ailleurs aux côtés de Ginette, à Auschwitz-Birkenau. Nous avons particulièrement apprécié la pièce, car elle nous a permis, dans un premier temps, d’en apprendre davantage sur la Shoah, et, dans un second temps, de vivre un moment théâtral à la fois enrichissant et rempli de rebondissement. Comme par exemple, le fait que nous pensions, durant la majeure partie de la pièce, que Ginette était la seule rescapée de sa famille ; alors qu’en réalité, ses sœurs ainsi que sa mère, n’ont pas quitté, pendant toutes ces années de souffrance, le logement familial."
RAFIQ Zishan, SARIANE Waïl, TRAN Mahdi - TG4
_"Compte Rendu
Le lundi 19 janvier 2026, en après-midi, nous sommes partis du lycée à pied, avec plusieurs autres classes, pour nous rendre au théâtre du Colombier à Magnanville et assister à la pièce Retour à Birkenau. Cette pièce, mise en scène par Emily Lombi et jouée par la comédienne Capucine Derval, raconte l’histoire de Ginette Kolinka, une survivante du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.
Une fois arrivés, nous sommes entrés à l’intérieur du bâtiment et nous nous sommes installés sur les fauteuils, peu confortables. Puis, les lumières se sont éteintes, et la comédienne est entrée sur scène. Derrière elle, il y avait deux palissades avec ce qui semblait être des journaux collés, probablement des reconstitutions de journaux publiés en France durant la Seconde Guerre Mondiale. La scène a commencé avec la répétition d’une date, anodine pour tous, mais cruciale pour Ginette Kolinka. En effet, cette date est le 13 mars 1944. C’est la date où elle a été arrêtée par la Gestapo. La comédienne, incarnant Ginette Kolinka, explique que la Gestapo a arrêté son frère, son père et son neveu, ainsi qu’elle, mais qu’ils n’ont pas trouvé sa mère, étant à l’étage, qu’ils n’ont vraisemblablement pas fouillé. La pièce raconte son voyage ainsi que son quotidien à Auschwitz, jusqu’à son transfert à Bergen-Belsen et son retour en France. La comédienne, à travers une musique mélancolique jouée en live au piano, explique son départ de la gare de Drancy, dans un wagon de bestiaux, tous entassés, sans pouvoir s’asseoir ou faire ses besoins. Elle explique son arrivée au camp de concentration et de mise à mort d’Auschwitz II « Birkenau ». La comédienne raconte que les nazis ont « proposé » aux malades et fatigués de prendre des camions pour aller au camp. Elle dit donc que Ginette a demandé à son père, son frère et son neveu de prendre le camion pour éviter de se fatiguer, ne sachant pas qu’en réalité, ce camion allait tout droit aux chambres à gaz. Elle raconte aussi qu’elle a dû se dénuder, avoir un tatouage de matricule et se faire raser. Elle détaille son quotidien au camp, tout en se déplaçant sur la scène. La comédienne était vêtue d’une robe propre, ce qui contraste avec les scènes qu’elle raconte. Elle explique aussi sa rencontre avec Simone Veil, future grande figure politique Française.
J’ai apprécié cette pièce puisqu’elle rend hommage non pas seulement à Ginette Kolinka, mais aussi aux 6 millions de victimes des camps nazis. Cependant, je trouve que cette pièce n’aurait pas dû être uniquement une comédienne qui raconte l’histoire de Ginette Kolinka, mais plus une suite de scènes de sa vie au camp, pour captiver davantage le spectateur. Je pense qu’il faut mettre en scène de façon à ce que cette pièce soit davantage marquante, pour toujours se souvenir de ce qu’il s’est passé afin de ne pas recommencer."
Gabriel Alleix,TG4
_"Nous nous sommes rendus le lundi 19 Janvier de 13h30 à 15h30 au théâtre "le Colombier" de Magnanville pour assister à la pièce de théâtre "retour à Birkenau" dans laquelle Capucine Derval interprète Ginette Kolinka une survivante de la Shoah.
_ "Mon ressenti face à l’œuvre Retour à Birkenau, biographie de Ginette Kolinka et présentée par Capucine Derval, a surtout été à la fois dérangeant, impressionnant et empreint de compassion. La pièce m’a particulièrement marquée par l’ambiance qu’elle crée. Dès le début, on ressent une tension presque physique : le silence, les descriptions de la scène, notamment les dates précises comme « 13 mars 1944 », donnent à l’ensemble une dimension très intime, presque celle d’un journal personnel. La manière dont l' actrice occupe l’espace renforce cette impression de proximité ; on se sent très proche du personnage, comme un observateur discret d’une situation profondément intime. Cette sensation est d’autant plus forte lorsque sont évoqués des éléments extrêmement personnels et dérangeants, tels que la circoncision ou les moments de nudité vécus dans les camps, tels que les décrit Ginette Kolinka. De même, dans les scènes où elle discute avec sa famille au début de la pièce, on a presque l’impression de faire partie de la scène. Par moments, on se sent même trop proche, sans avoir le pouvoir d’agir. On n’est pas simplement spectateur : on se sent impliqué, notamment grâce au jeu de l’actrice, qui nous fait ressentir cette proximité constante. Cela change complètement des scènes que l’on voit habituellement à la télévision, où une certaine distance subsiste souvent entre la victime et le spectateur. Ce qui frappe également, c’est le jeu de l'actrice. Les changements de voix, qui soulignent l’agressivité des soldats allemands à l’égard des déportés juste via le ton, ainsi que les gestes traumatisants interprétés par l’actrice, souvent retenus, accompagnés par la musique jouée en direct au piano, rendent les émotions très crédibles. J’ai aussi beaucoup apprécié la manière dont elle décrit sa localisation au fur et à mesure de la pièce : on la voit, dans son récit, se déplacer à l’échelle nationale de la France puis en Allemagne, puis en Pologne et en Tchécoslovaquie le tout en restant dans une petite pièce qu’elle a su exploiter au maximum. Certains moments sont lourds : ils obligent le spectateur à réfléchir plutôt qu’à consommer la pièce passivement, tout en suscitant des émotions de colère et de regret. Les silences, en particulier, disent autant que les paroles et laissent le temps de ressentir ce qui se joue sur scène. L’actrice, quant à elle, joue remarquablement bien. Il est impressionnant de voir comment elle parvient à raconter tant d’histoires avec si peu : un piano et deux planches suffisent à évoquer une partie très dure de la vie de Ginette Kolinka. Par la récitation et le langage de son corps, qui semble avoir été témoin de ces atrocités, elle transmet une émotion puissante et sincère. En sortant de la salle, la pièce continue de travailler l’esprit. Ce n’est pas une pièce que l’on oublie facilement : elle laisse une trace, un sentiment lourd mais nécessaire, afin de ne pas oublier les atrocités de la guerre."
Somaia Anhari Zirak ,TG4
_"La Seconde Guerre Mondiale est une courte période mais l’une des plus violentes et meurtrières de l’humanité. Durant cette période, l’Europe a été bouleversée par de nombreux tournants idéologiques. Hitler, le dirigeant de l’Allemagne nazie avait mis en place des politiques visant à éliminer tout ses opposants ainsi que les Juifs et les Tziganes, y compris les femmes, les hommes et les enfants. Ginette Kolinka est aujourd’hui l’une des dernières survivantes des camps de concentration allemands.
Nous avons donc eu l’occasion d'assister à une pièce de théâtre mettant en scène, la vie de Ginette Kolinka au sein des camps de concentration. La pièce de théâtre a été incarnée par une jeune femme dans le but de rendre la scène plus authentique. De plus, elle a été certifiée par Ginette Kolinka en personne, ce qui donne une impression de fiabilité à la scène.
Lors de l’arrivée de Ginette aux camps de concentration, on comprend qu’elle est complètement confuse et qu’elle cherche à comprendre où elle se trouve. Suite à cela, la pièce de théâtre démarre réellement.
Personnellement, je ne pense pas que les intentions de Ginette Kolinka était de provoquer de l’empathie chez les spectateurs mais plutôt de montrer à quel point, cette guerre était violente et meurtrière. Tout au long de la pièce de théâtre, on remarque que Ginette est déshumanisée et dépourvue de ses sentiments. La pièce nous fait comprendre les conditions épouvantables dans lesquelles vivait Ginette et les autres femmes.
De mon point de vue, cette pièce de théâtre a été particulièrement touchante puisque c’est assez dur de s’imaginer de telles atrocités. En effet, entre l’hygiène et le mode de vie employé, nous ne pouvons clairement pas se mettre à sa place.
Avoir vu cette pièce fait aussi office de prise de conscience, puisque l’on voit l’insensibilité des Allemands et de leurs comportements. C’est comme si le prisme de l’humanité avait été martelé, et cela fait très peur.
Si je devais choisir une scène qui m’a particulièrement interpelée, je choisirai celle qui mettait en scène les femmes juives lorsqu’elles étaient dans les dortoirs. En effet, cette scène m’a particulièrement touché puisque le cours de la vie de ces gens, c’est complètement arrêté. C’est vraiment choquant puisque nous ne devrions même pas avoir l’idée de faire subir cela même à des animaux. Ces actes sont et ont été de la cruauté pure. Rien que d’avoir pu regarder cette représentation de scène était assez choquant, ce qui m’amène à me poser plein de questions.
D’ailleurs, je ne trouve pas de réel défaut à cette pièce de théâtre mise à part qu’il y avait seulement un personnage. Cependant, je pense que ce choix était volontaire pour mettre en avant la solitude qu’a pu ressentir Ginette Kolinka."
Landry Saulnier Lorenzo ,TG4
_"Tiraillée entre le fardeau des traumatismes de la Shoah et la nécessité de transmettre sans relâche la cruauté pourtant réelle des camps de mise à mort, Ginette Kolinka n’en reste pas moins une des voix les plus importantes parmi les rescapés de la Shoah, étant à l’heure actuelle une des seules personnes encore vivantes ayant traversé le 20-ème siècle pour continuer à nous mettre en garde contre les dérives causées par la haine de l’Homme. Si son témoignage le plus connu demeure son ouvrage Retour à Birkenau, son histoire se voit transmise de façons diverses, par l’art pictural ou le spectacle. La pièce de théâtre Retour à Birkenau, mise en scène par Emily Lombi et interprétée par Capucine Derval, figure de cette façon dans un élan artistique ayant pour but de s’acquitter du devoir de rappel en continuant, encore et encore, à conter les horreurs du génocide juif de la Seconde Guerre Mondiale.
En avril 1940, Ginette Kolinka est arrêtée puis déporté au camp d’Auschwitz-Birkenau, dans lequel elle perdra une partie de sa famille, et découvrira un véritable enfer sur terre. Elle est ensuite transférée au camp de Bergen-Belsen puis à Raguhn, où elle sera libérée et rapatriée en juin 1945.
Cette représentation de la vie de Ginette Kolinka durant sa déportation en Pologne permet d’appréhender le génocide juif d’une manière bien différente : les émotions transmises sont plus percutantes et profondes, l’intonation et l’amplitude exploitée par la comédienne illustrent la vie dans les camps d’une façon unique, et les images projetées en arrière-plan renforcent l’authenticité du récit, permettant au spectateur d’imaginer le lieu. La représentation nécessite pourtant peu de matériel : deux panneaux, un synthétiseur, une projection d’image et un accompagnement de musiques et de jeux de lumière suffisent à transmettre un témoignage poignant et instructif, rappelant l’épouvante des massacres nazis.
Si la pièce Retour à Birkenau demeure une œuvre fidèle à l’histoire de Ginette Kolinka, elle permet aussi d’ouvrir la porte à de potentielles représentations diverses de témoignages . En effet ,le théâtre, malgré sa vétusté, se révèle être néanmoins pertinent pour transmettre des récits et des leçons. Il n’est donc pas impossible de voir à l’avenir des pièces de théâtre conter la détresse de peuples victimes de conflits de notre époque, perpétuant le devoir de transmission du siècle passé."
DAAFI Ayoub et OUAZENE Waly ,TG4
_"La pièce de théâtre raconte l’histoire vraie de Ginette Kolinka. C’est une survivante de la Shoah. Son histoire est racontée par une jeune femme ,ce qui permet de mieux comprendre son témoignage et de le rendre plus proche de nous.
En mars 1944 Ginette Kolinka a 19 ans lorsqu’elle est arrêtée par la Gestapo avec son père ,son petit frère et son neveu. Ils sont déportés en Pologne dans le camp d’extermination d’Auschwitz Birkenau par le convoi numéro 71 parti de Drancy le 13 avril 1944. Ginette sera la seule à survivre.
À leur arrivée au camp Ginette est séparée de son père et de son petit frère. Elle explique que ce sont les déportés eux mêmes qui les dirigent vers les camions sans savoir que cela les mène aux chambres à gaz. Son père et son frère sont tués peu après. Ce souvenir est l’un des plus douloureux pour elle.
Elle raconte ensuite le choc de l’arrivée au camp avec les cris « Schnell Schnell » les ordres violents et la peur permanente. Elle parle aussi de la nudité forcée qu’elle a très mal vécue car cela lui enlève toute dignité. Le numéro tatoué sur son bras montre qu’elle perd son identité et devient seulement un numéro.
La pièce est marquée par plusieurs anecdotes importantes. Ginette parle de Marcelline qui réussit à rapporter de la nourriture en cachette ce qui montre que survivre demandait parfois beaucoup de courage. Elle raconte aussi une scène très choquante où une détenue morte est couchée à côté d’elle. Elle décide de ne rien dire pour faire croire qu’elle dort afin de récupérer sa part de nourriture ce qui montre à quel point la faim était extrême dans les camps.
Elle parle également de son apparence physique. Très maigre et rasée elle ressemble à un garçon au point que certaines personnes la prennent pour son petit frère. Après la libération quand elle rentre chez elle Ginette ne pèse plus que 26 kilos. Cette famine l’a marquée toute sa vie. Elle explique qu’elle mange beaucoup qu’elle fait attention à ne rien gaspiller et qu’elle ne jette jamais de nourriture car dans les camps chaque morceau comptait.
J’ai aimé cette pièce de théâtre. L’actrice a bien représenté Ginette Kolinka et son jeu était convaincant. Grâce à elle on comprend bien la gravité de ce qu’elle a vécu et l’importance de ne pas oublier ces événements."
, TG4
_"Compte rendu Histoire
La pièce présentée le lundi 19 janvier est une adaptation du livre Retour à Birkenau de Ginette Kolinka, une jeune femme juive qui a été déportée en 1944 à Birkenau ,un camp de concentration où l’on se retrouve assassiné dans des chambres à gaz et brulé dans des crématoriums si l’on est plus apte à travailler. L’histoire de Ginette nous a été racontée via une actrice qui « incarnait » Ginette. Ginette Kolinka a connu « la sélection » où les soldats déterminaient les détenus aptes à travailler ou pas. Son père et son frère ont été jugés inaptes à travailler et envoyés dans les chambres à gaz dès le début ,à l’instant où ils sont montés dans les camions qui prenaient les détenus trop faibles pour continuer à marcher jusqu’au camp. Ginette dit se sentir responsable de la mort de son père et de son frère car c’est elle qui leurs a suggéré de monter dans le camion. Sur le chemin, beaucoup de détenus meurent et les survivants ne pouvaient pas y penser car ils ne pouvaient pas se le permettre ; ils n’espéraient qu’une chose, survivre. Elle nous raconte que la distribution de nourriture était faible et que pour essayer d'en avoir plus, elle gardait avec elle le corps d’une personne décédée pour pouvoir espérer avoir sa part. Arrivés au camp, l’enfer continue, ils sont traités comme du bétail, réduits à des numéros et leur condition de vie est atroce ; la nourriture est infecte et en faible quantité, ils doivent faire leur toilette comme des animaux, ils ne doivent pas manquer à l’appel, si ils sont malades, ils sont envoyés dans les chambres à gaz … Ils devaient se battre pour survivre. Ginette, au bout de sa vie, est aidée par Simone Veil qui se trouvait dans le même camp qu’elle. Ginette nous explique que la robe qu’elle lui avait donnée lui a redonné de l’espoir. C’est en 1945 que ce cauchemar se termine et qu’elle retrouve sa mère et ses sœurs à qui elle ne voulait pas raconter ce qu’elle a subi.
La pièce m’a fait un peu plus comprendre le quotidien des détenus dans les camps de concentration (surtout Birkenau qui était le plus cruel des camps) . Toutefois, on ne pourra tout de même jamais réellement savoir la souffrance qu’ils ont subie et je comprends pourquoi l’actrice n’a pas le droit de pleurer en jouant ce rôle. À travers cela, je comprends mieux le pacifisme qu’a adopté la France face aux actes d’agression de l’Allemagne avant qu’elle ne pose un dernier ultimatum à cette dernière. Bien qu’ici l’on ne parle que du traumatisme des camps de concentration, on peut bien imaginer le traumatisme profond qu’a pu créer la seconde guerre mondiale au sein des populations."
Bamou Younes ,TG4
_"Compte rendu de la pièce de théâtre
Nous avons regardé une pièce de théâtre qui raconte l’histoire de Ginette Kolinka, une femme juive française qui a vécu la Seconde Guerre mondiale. Dans cette pièce, Ginette témoigne directement de son passé et de ce qu’elle a vécu pendant la déportation dans les camps de concentration, en particulier à Auschwitz-Birkenau. Elle raconte d’abord son arrestation avec son père et son petit frère, puis le voyage en train, entassés dans des wagons, sans nourriture ni eau. À leur arrivée au camp, elle décrit la séparation des familles, la peur et l’incompréhension. Son père et son frère ne survivront pas. Ginette, elle, est envoyée dans le camp où elle doit travailler dans des conditions très dures. Dans le camp, Ginette parle du froid, de la faim, de la violence et de la fatigue permanente. Elle explique comment les prisonniers perdaient peu à peu leur dignité et comment la mort faisait partie du quotidien. Malgré tout, elle montre aussi la solidarité entre les déportées, qui les aidait à tenir et à survivre. Ce qui rend cette pièce particulière, c’est la façon dont Ginette raconte son histoire. Elle utilise des mots simples, sans chercher à choquer, et parfois avec de l’humour. Cela crée un contraste fort avec l’horreur de ce qu’elle décrit. Elle ne veut pas être vue seulement comme une victime, mais comme une femme libre, qui a survécu et qui continue à vivre. La pièce montre aussi que le témoignage est un moyen de lutter contre l’oubli et le négationnisme.
Personnellement, j’ai trouvé cette pièce très émouvante et marquante. Elle permet de comprendre la Shoah à travers une histoire vraie et humaine, ce qui la rend plus proche et plus forte qu’un simple cours d’Histoire."
,TG4
_"Nous avons eu l’occasion d’assister à une pièce de théâtre retraçant l’histoire de Ginette Kolinka, survivante de la Shoah, interprétée par la comédienne Capucine Derval. Seule sur scène, elle donne voix à un témoignage, qui mêle récit historique et émotion, et rappelle l’importance du devoir de mémoire. Cette mise en scène permet au spectateur de se rapprocher d’une histoire tragique tout en prenant conscience de la réalité des camps de concentration et d’extermination. En 1944, à l’âge de 19 ans, Ginette Kolinka est arrêtée par la Gestapo avec son père, son petit frère et son neveu. Tous sont déportés en Pologne, au camp d’Auschwitz-Birkenau. Elle sera la seule de sa famille à en revenir vivante. À travers le jeu de la comédienne, la pièce met en évidence la violence extrême de la vie dans les camps : la séparation des familles, la brutalité quotidienne, les cris des SS et la perte totale de dignité humaine, notamment par la nudité forcée et les humiliations imposées aux déportés tels que les tatouages. Les anecdotes racontées soulignent également la faim omniprésente et la nécessité de voler pour survivre, montrant à quel point ces conditions de vie étaient inhumaines. La mise en scène repose sur une grande sobriété qui renforce la force du témoignage. Aussi, les images projetées sur les murs aident le spectateur à se représenter les lieux et donnent davantage de profondeur au récit, tandis que la musique et les jeux de lumière accompagnent les émotions transmises. Le choix d’une seule actrice sur scène, qui joue parfois du piano et interprète plusieurs moments du récit rend la représentation plus intense et immersive. J’ai trouvé que le jeu de Capucine Derval est particulièrement convaincant et permet de transmettre avec justesse la souffrance, mais aussi la force et la résilience de Ginette Kolinka. Cette pièce s’inscrit dans une démarche mémorielle et éducative. Elle rappelle les horreurs du génocide juif tout en montrant que le théâtre est un moyen pertinent pour transmettre l’Histoire et sensibiliser les générations actuelles aux dangers de la haine et de l’intolérance."
Sana Guendouz ,TG4
_"Compte rendu du spectacle : Retour à Birkenau
Présentation générale
Le spectacle Retour à Birkenau est une adaptation théâtrale du livre-témoignage de Ginette Kolinka, rescapée du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Il est réalisé par Emily Lombi, et interprété avec intensité par Capucine Derval, seule en scène.
Contexte
La pièce raconte le parcours réel de Ginette Kolinka, arrêtée en mars 1944 à Avignon avec sa famille par la Gestapo, internée à Drancy, puis déportée à Auschwitz-Birkenau. Survivante de la Shoah, elle raconte, à travers cette pièce, les étapes tragiques de sa déportation : l’arrivée au camp, les conditions inhumaines, la perte de son humanité ainsi que sa survie grâce à sa force mentale, puis le retour à Paris ou elle retrouve enfin sa famille.
Avis personnel
J’ai trouvé que Capucine Derval incarnait Ginette Kolinka avec beaucoup de justesse et de sensibilité. Elle parvient à faire ressentir des souvenirs très lourds et douloureux, tout en montrant aussi des moments de solidarité et d’humanité. On sent que les souvenirs qu’elle raconte sont très difficiles. La mise en scène est simple, ce qui permet de se concentrer surtout sur ses paroles et ses émotions. Personnellement, cela m’a beaucoup touché et rendu le témoignage encore plus fort.
Message et impact du spectacle
Ce spectacle m’a fait prendre conscience de la violence de ce que Ginette Kolinka a vécu et de l’horreur des camps de concentration. Le fait que l’histoire soit racontée à la première personne rend le récit encore plus réel et marquant. On ne se sent pas seulement spectateur, mais presque témoin de son histoire. Cela m’a permis de mieux comprendre l’importance du devoir de mémoire et de ne pas oublier ce que les déportés ont subi.
Ce que le spectacle m’a apporté
Grâce à cette pièce, j’ai appris des choses sur la Shoah et sur le parcours des déportés mais surtout, j’ai ressenti beaucoup d’émotions. Ce spectacle m’a marqué mais aussi impressionné par la force mentale de Ginette Kolinka. Il m’a fait réfléchir sur la valeur de la liberté, de la vie et sur l’importance de transmettre cette histoire aux générations futures.
Conclusion personnelle
Pour conclure, Retour à Birkenau est un spectacle très fort et émouvant. J’ai trouvé qu’il était à la fois instructif et touchant. L’interprétation de Capucine Derval m’a marqué et m’a permis de mieux comprendre l’histoire de Ginette Kolinka. C’est un spectacle important, qui permet de ne pas oublier et qui mérite d’être vu, surtout par les jeunes."
Raphael Cocheteau ,TG4
_"Compte Rendu de la pièce de théâtre Retour à Birkenau
La pièce Retour à Birkenau, interprétée par Capucine Derval, est un seul-en scène qui parle de la Shoah à travers le témoignage de Ginette Kolinka, une survivante des camps de concentration nazis. A travers ce spectacle, on revient sur son arrestation, sa déportation à Auschwitz-Birkenau et la vie dans le camp. Sur scène, Capucine Derval est seule. Elle raconte la séparation avec sa famille, le voyage dans les wagons à Bestiaux et les conditions de vie extrêmement dures dans le camp: la faim, la peur, la violence et la mort omniprésente. Malgré l’horreur, la pièce montre aussi la force qu’il fallait pour survivre, l’entraide entre les déportés et surtout l’importance de témoigner pour ne pas oublier. La mise en scène est très simple, sans beaucoup de décors, ce qui rend le récit plus direct et plus fort. L’actrice s’adresse souvent au public, ce qui crée une vraie proximité et donne l’impression d’écouter un témoignage réel, presque comme si la personne nous parlait en face.
Mon ressenti pendant la pièce
Cette pièce m’a profondément marquée. Le récit est dur a entendre, surtout parce qu’il est réel. Le fait qu’il n’y ait qu’une seule actrice sur scène rend le témoignage encore plus fort et plus prenant. J’ai ressenti de la tristesse, parfois du malaise, notamment quand elle décrit la déshumanisation dans les camps. Mais ce malaise est nécessaire pour comprendre ce que les déportés ont vécu. La simplicité du spectacle rend l’histoire encore plus marquante et difficile à oublier. De plus, cette pièce m’a émue par l’émotion de l’actrice que l’on ressentait clairement pendant la représentation. Lors de l’échange à la fin, Capucine a expliqué que certaines scènes avaient été très difficiles à jouer au début, car cette histoire la touche profondément, et qu’elle continue aujourd’hui encore à la jouer avec beaucoup d’émotion. Ainsi, ce spectacle m’a fait réfléchir à l’importance du devoir de mémoire et à notre rôle, en tant que jeunes générations, pour continuer à transmettre ces témoignages. Retour à Birkenau est une pièce forte, qui marque les esprits et ne laisse pas indifférent."
,TG4
Compte rendu de la pièce « Retour à Birkenau »
Ce lundi 19 janvier, je me suis rendue au théâtre du Colombier pour aller voir la pièce de théâtre « Retour à Birkenau » qui met en scène le témoignage de Ginette Kolinka, survivante de la Shoah. A travers l’interprétation de la comédienne Capucine Derval, nous avons découvert le parcours d’une adolescente juive déportée pendant la Seconde Guerre mondiale. La pièce repose presque uniquement sur la parole avec peu de décors, quelques projections vidéos autour de la comédienne et une musique discrète, ce qui rend le récit encore plus fort et immersif.
L’histoire commence le 13 mars 1944, ce jour là elle est arrêtée par la police française avec son père, son frère Gilbert et son neveu, à la suite d’une dénonciation. Après être passés par la prison puis le camp de Drancy, ils sont déportés dans un wagon de marchandises, entassés dans des conditions inhumaines.
A leur arrivée au camp de Auschwitz-Birkenau, Ginette est plongée dans la violence et la confusion : des chiens aboient, les soldats crient « Schnell »; c’était la première fois qu’elle entendait ce mot, les prisonniers sont poussés. Ne comprenant pas ce qui se passe, elle conseille à son père et son frère, trop faibles, de monter dans un camion. Elle apprendra que ce camion menait directement aux chambres à gaz. Ginette est , quant à elle, séléctionnée pour le travail forcé.
Dans le camp, elle subit une déshumanisation totale : elle est rasée, dénudée, tatouée d’un numéro, privée de son identité. Les conditions de vies sont horribles : faim constante, froid extrême, coups, maladies, morts quotidiennes. Ginette raconte qu'elle dormait entassée avec d'autres femmes, parfois à côté de cadavres, et qu'elle survivait avec très peu d'eau et de nourriture. Malgré tout, elle garde un infime espoir de survivre. Malade à un moment clé, elle échappe de justesse à la mort, car si cela avait eu lieu plus tôt, elle aurait été envoyée à la chambre à gaz. En 1945, elle est transférée dans un autre camp, puis libérée par l'Armée rouge. Elle est rapatriée en France, extrêmement affaiblie, pesant seulement 26 kilos.
À son retour à Paris, Ginette retrouve sa mère et ses sœurs dans l'appartement familial. Cette scène, pourtant heureuse, est marquée par une grande retenue émotionnelle : elle ne pleure pas. Cette absence de réaction montre à quel point les camps l'ont marquée et ont détruit une partie de son humanité.
Ressenti personnel
Cette pièce est profondément bouleversante et marquante. Elle montre que l'horreur vécue par Ginette Kolinka aurait pu arriver à n'importe qui. Le fait que le récit soit porté par une seule comédienne rend le témoignage encore plus intime et réel. L'absence de grands effets spectaculaires met en valeur la parole et la mémoire. La pièce fait réfléchir sur la cruauté humaine. En conclusion, « Retour à Birkenau » est une pièce sombre, émouvante et essentielle, qui rend hommage à Ginette Kolinka et aux millions de victimes de la Shoah, afin que cette histoire ne soit jamais oubliée.
Sanâ Otmani TG4
CR de la pièce de C. Delbo , fin
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Agnes Braunschweig with Caroline and Edit - Je reviens de la verite french 4 4 2014
Agnes Braunschweig director je reviens d la verite Qui rapportera ces paroles? / En anglais: Who will carry the word? sur amazon.fr ...
Et une vidéo (merci à Déhia , TG1 , pour le lien)
En juin 1940, peu après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, la France subit une défaite désastreuse face à l’Allemagne. Malgré cela, de nombreux Français résistent vaillamment aux forces allemandes malgré cette période difficile.
Charlotte Delbo (1913-1985) était une écrivaine française, résistante et survivante de la déportation .
Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est déportée à Auschwitz pour sa participation à la Résistance française. Après la guerre, elle écrit plusieurs œuvres littéraires, dont "Aucun de nous ne reviendra", une partie de "Auschwitz et après". L'œuvre de Charlotte Delbo reflète son engagement pour la mémoire de la Shoah et la lutte contre l'oubli.
Je reviens de la vérité est inspirée et réadaptée de la pièce Qui rapportera ces paroles ?
Trois actrices représentaient 23 femmes sur le plateau. Mais 3 personnages sont quand même plus cités que d'autres : Gina, Françoise et Agnès. Au début de la pièce, on assiste aux manifestations émotionnelles de Françoise, notamment son envie de se suicider. Ses camarades Gina et Agnès travaillent sans relâche pour garder la tête haute, et l'on retrouve ici l'esprit de solidarité et de camaraderie entre ces jeunes femmes qui traversent la même épreuve. Tout au long de la pièce, les personnages se rassurent sur le fait qu'ils se rapprochent de la liberté, ce qui les motive à rester forts. À travers les personnages, nous pouvons voir les différentes émotions qu'ils ressentent dans différentes situations, ainsi que les horreurs et les conditions difficiles qu'ils vivent comme le froid, la faim, la privation.
La fin de la pièce évoque le courage des femmes au fil des années, car elles étaient en fait des survivantes de la déportation, à l'exception de Gina, qui s'est suicidée après avoir été affectée au transport des cadavres des enfants.
Enfin, le spectacle nous replonge dans les journées sordides de la Seconde Guerre mondiale, notamment avec l'atmosphère angoissante créée par les performances des actrices. Mais nous pouvons aussi ressentir du soulagement lorsqu’ils sont libérés des camps de déportés. Nous avons pu découvrir un esprit de solidarité, de résistance et de fraternité dans les camps de déportés. En fait, grâce au témoignage de Charlotte Delbo , les propos de ces femmes ont bénéficié d'une bonne couverture médiatique, comme nous avons pu le constater.
Anouar NATALBA ,TG1
Compte-rendu pièce C.Delbo
La représentation Je reviens de la vérité, adaptée par Agnès Brauschweig de la pièce de Charlotte Delbo Qui rapportera ces paroles ? retrace le quotidien des femmes déportées durant la Seconde Guerre mondiale. L’histoire se déroule dans le camp d’Auschwitz. Dans la pièce, on retrouve trois femmes (elles sont en réalité 23 femmes, mais pour des raisons économiques, seules trois femmes sont représentées) résistantes et non-juives qui sont arrêtées pour fait de résistance. La pièce met en lumière la vie difficile et déshumanisante qu’elles vivent au quotidien. Elles partagent leurs peurs et leurs espoirs, s’entraident et luttent dans le camp pour qu’au moins une femme parvienne à survivre et ainsi témoigner du calvaire qu’elles ont vécu. Le déroulement de l’histoire est marqué par des moments de désespoir, de doute mais aussi de force et de courage, offrant ainsi un témoignage puissant de la résistance humaine face à l’oppression des nazis.
Pour ma part, j’ai trouvé la pièce émouvante de par ses récits poignants ainsi que les monologues des personnages. On est dès le début plongé au cœur de l’histoire, ce qui rend la pièce originale. Ainsi, cette pièce va au-delà d’une simple représentation théâtrale, elle sert de témoignage poignant, rappelant au public les conséquences dévastatrices de la haine et de l’oppression. C’est une œuvre puissante qui incite à la réflexion et qui restera ancrée dans l’histoire.
Adam Chentouf TG1
Compte rendu de la pièce de théâtre
Le mardi 16 janvier nous avons vu une pièce de théâtre nommée Je reviens de la vérité qui est une adaptation de la pièce de Charlotte Delbo Qui rapportera ces paroles ?.
Pendant la seconde guerre mondiale, lorsque la France fut vaincue par l’Allemagne, des hommes ainsi que des femmes ont réussi à résister à l’armée allemande après cette défaite. Charlotte Delbo était une écrivaine française résistante pendant cette guerre. Elle est une des 49 rescapées sur 230 femmes du convoi où elle a été déportée (« le convoi des 31 000 »). Après ça, elle écrit donc plusieurs œuvres afin de raconter son vécu et dévoiler la vérité.
Cette adaptation théâtrale met en scène trois actrices interprétant 23 rôles, parmi lesquels Gina, Françoise et Agnès qui représentent différentes phases du convoi. Au commencement, le désespoir règne alors que Gina, Françoise et Agnès dépeignent les diverses étapes de la vie au sein du convoi. Les premières scènes sont empreintes de désespoir, avec des journées interminables de souffrance, de froid et de faim. Cependant, au fil du temps, on retrouve une volonté de survivre et de solidarité parmi ces femmes. Leur objectif devient celui de "rapporter ces paroles", de revenir pour témoigner.
À certains moments de la pièce, la motivation et la résilience s'intensifient à des niveaux différents pour chacune des protagonistes. Le choix d'un langage puissant dans la pièce impacte profondément, permettant au public de ressentir l'agonie et la misère de la situation. La mise en scène en forme de cercle, observée tout au long du spectacle, évoque un quotidien répétitif, semblable à un cercle vicieux.
À la fin, Gina, confrontée à un poste horrible et un travail inhumain, fait le choix tragique de se suicider plutôt que de participer aux crimes commis contre des personnes innocentes. Cette pièce théâtrale expose la puissance de la solidarité née de la misère, tout en révélant davantage l'horreur d'Auschwitz. En fin de compte, on souligne de manière frappante que la résistance pour laquelle elles ont été déportées persiste, notamment à travers le geste ultime de Gina, qui préfère s'opposer en choisissant la mort plutôt que de se soumettre à d'affreux commandements. Comme énoncé dès le début de la pièce, le suicide reste "le seul droit qui me reste".
El abboubi Sara , TG1
En juin 1940, peu de temps après le début de la Seconde Guerre mondiale, la France a subi la défaite face à l'Allemagne. Néanmoins, parmi les citoyens français, beaucoup ont opposé une résistance courageuse à l'armée allemande après cette période difficile.
Charlotte Delbo (1913-1985) était une écrivaine française, résistante et survivante de déportation .
Elle a été déportée dans le camp de concentration d'Auschwitz pendant la Seconde Guerre mondiale en raison de son implication dans la résistance française. Après la guerre, elle a écrit plusieurs œuvres littéraires, dont Aucun de nous ne reviendra qui est un des volets de “Auschwitz, et après”. Les écrits de Charlotte Delbo reflètent son engagement envers la mémoire de la déportation (« Holocauste »:terme anglo-saxon et réservé à la Shoah) et son combat pour lutter contre l'oubli.
La pièce de théâtre Qui rapportera ces paroles?, inspirée et réadaptée de cette œuvre, met en scène trois actrices représentant 23 femmes (référence aux 23 déportées du convoi) . Mais 3 personnage restent plus évoquées que les autres: Gina, Françoise et Agnès. Au début de la pièce, on assiste à l’exposition des émotions de Françoise notamment de ses envies suicidaires. Ses camarades Gina et Agnès tentent inlassablement de lui faire garder la tête haute, c’est la que nous pouvons voir l’esprit solidaire et fraternel de ces jeunes femmes qui vivent le même calvaire. Au fil de la pièce, les personnages se confortent en se disant qu’elles se rapprochent petit a petit de la liberté, ce qui les motive a rester plus fortes. On a pu voir à travers les personnages les différentes émotions que celles-ci ont ressenties en fonction des différentes situation mais aussi les horreurs et les mauvaises conditions dans lesquelles elles ont vécu cela , tel que le froid, la faim, le manque...
La fin de la pièce évoque le courage que ces femmes ont eu durant ces nombreuses années, car elles sont en fait des rescapées de la déportation , exceptée Gina, qui elle s’est donnée la mort suite au poste inhumain qui lui a été donné qui consistait à transporter les cadavres des enfants.
Pour finir, cette pièce nous a transporté vers la sordide période de la 2nde guerre mondiale,
notamment grâce à l’ambiance angoissante procurée par le jeu des actrices. Mais on a aussi pu ressentir le soulagement après leur sortie des camps. On a pu découvrir l’esprit solidaire, résistant et fraternel qu’il y a pu avoir dans les camps. Les paroles de ces femmes ont en fait bien été rapportées, grâce au témoignage de Charlotte Delbo et aux réadaptations qui en découlent, comme celle à laquelle nous avons assistée.
BELKESSA Kenza,TG1 , Compte rendu de Qui rapportera ces paroles?- Charlotte Delbo
CR de "Je reviens de la vérité" ,suite.
Compte rendu - Je reviens de la vérité
Mise en contexte : Je reviens de la vérité à dans un premier temps été écrite par Charlotte Delbo à son retour des camps sous le titre de Qui rapportera ces paroles ? . Elle y raconte son périple de son départ pour Auschwitz-Birkenau à son retour. Au départ cette pièce est composée de 23 actrices pour faire références aux 230 femmes emmenées en même temps que Charlotte Delbo. Cependant lors de son adaptation par Agnès Braunschweig, elles sont réduites à 3 actrices pour que ce soit financièrement jouable. Cette pièce est alors adaptée en 18 tableaux avec les 2 autres actrices : Edith Manevy et Caroline Nolot
Résumé : Nous avons pu voire cette pièce dans la salle du Colombier à Magnanville. Comme dit précédemment, cette pièce se déroule lors de la déportation de plusieurs femmes à Auschwitz. Dès le début les 3 femmes comprennent qu’il faut se serrer les coudes et que le plus important est que peu importe qui revient, il faut que la personne qui revient puisse raconter les vérités du camp. Très rapidement des doutes commencent à s’installer, plusieurs femmes arrivées en même temps qu’elles meurent. Mais elles se promettent qu’au moins une d’entre elles survivra pour pouvoir raconter ce qu’il s’est réellement passé. Finalement, 2 d’entre elles survivent et rentrent du camp.
Ce que j’en ai pensé : C’est une pièce très intéressante qui permet de mettre la lumière sur l’expérience vécue par ces femmes à l’époque des camps. Le fait d’avoir comme décors simplement un cercle blanc au sol permet de rajouter cette touche d’espoir qui se propage tout au long de la pièce. L’émotion transmise dans la voix de la part des actrices est prenante. On sent qu’elles jouent cette pièce depuis longtemps et que cette pièce leur tient vraiment à cœur. Le passage où les actrices s’imaginent leur future vie à leur retour et pensent aux petits plaisirs qu’elles avaient avant de partir, comme les tartines grillées, rajoute un peu plus d’espoir et d’émotion car on peut s’identifier à cela. J’ai bien aimé la mise en scène réfléchie de la part de la metteuse en scène. Le passage où les 3 femmes discutent du camp, de la guerre et de la résistance tout en se passant le relais, pour montrer qu’elles sont toutes ensemble et que c’est un travail d’équipe ,est assez surprenant mais vraiment sympa à regarder. L’éclairage est aussi bien maitrisé avec l’alternance entre les parties claire et les parties sombres.
Pour finir, cette pièce est vraiment importante dans la transmission de témoins des souvenirs des atrocités commis dans les camps surtout à notre époque où notre génération est exposée à énormément de fake news. Elle nous permet de comprendre que le travail de parole commencé par Charlotte Delbo, et Agnès Braunschweig doit être continué à notre tour.
Thomas Geffroy ,TG5
Compte rendu théâtre
Il s’agit d’une pièce de théâtre écrite par Charlotte Delbo et intitulée Je reviens de la vérité, jouée par 3 comédiennes. La pièce présentait des femmes qui étaient dans le camp de concentration d’Auschwitz lors de la 2nde guerre mondiale.
Il y avait 230 femmes qui étaient arrivées ensemble dans le camp. On les voit dès leur arrivée, jusqu’à leur mort ou jusqu’à leur libération. Ainsi on découvre les conditions de vie horribles dans ces camps pour ces femmes. Elles se réveillaient très tôt le matin, puis restaient dans la grande cour durant au moins 3 h, été comme hiver pour l’appel. Elles avaient une seule tenue qu’elles ont gardée sur elles tout le long de leur séjour là-bas, elles dormaient avec, vivaient avec etc. Elles ne pouvaient pas se laver également. Durant les hivers glacials, elles n’étaient pas couvertes donc attrapaient des engelures, elles étaient frigorifiées, certaines sont même mortes de froid. On découvre également les « mouchoirs blancs », qui sont en fait des personnes des camps qui étaient plus fortes et dont le sort était la mort dans 3 mois car elles devaient déplacer les corps des enfants tués, les brûler, et plier leurs vêtements en échange de nourriture.
Cette pièce de théâtre m’a beaucoup touché. En effet, on parle très peu des femmes dans les guerres ainsi j’ai apprécié découvrir cette pièce qui met en avant un sujet fort et sensible, tout en étant poétique et vraie.
Pauline Langlois ,TG1
Charlotte Delbo est une écrivaine française, née le 10 août 1913 à Vigneux-sur-Seine et morte le 1er mars 1985 à Paris. C’est une femme résistante qui a été déportée à Auschwitz en janvier 1943 avec 230 autres femmes. À son retour des camps, Charlotte décide de raconter et de parler pour que le monde sache la vérité sur les camps, et surtout pour ne pas oublier l’horreur vécue.
Comédienne et metteur en scène, Agnès Braunschweig décide d’adapter la pièce « Qui rapportera ces paroles ? » de Charlotte Delbo en une représentation qu’elle nomme « Je reviens de la vérité », il y a au total 18 tableaux, tous autant touchants et prenants les uns que les autres.
Nous avons pû voir cette représentation de 1h15 comprenant 3 femmes, ces 3 femmes qui représentent au final la totalité des femmes du convoi de Charlotte Delbo.
Pour résumer cette pièce, 3 femmes arrivent à Auschwitz, apeurées ne sachant pas ce qui va leur arriver ni ce qu’elles vont devenir. Nous suivons alors à travers les différents tableaux, leurs espoirs, leurs peines et leurs douleurs. Les 3 femmes incarnent des personnages avec des histoires différentes qui se complètent finalement très bien au milieu de ce calvaire, et nous ne pouvons qu’être touchés de la représentation qu’offrent ces femmes sur la scène.
Au delà des paroles et de certains mots qui m’ont bouleversé et beaucoup touché, la représentation physique était tout aussi prenante . En effet , les positions de leurs corps, la respiration et leurs expressions de visage illustraient correctement le quotidien de ces femmes dans le camp. J’ai beaucoup aimé la disposition du décor, avec le cercle central mais aussi le jeux des lumières dans certains cas qui donnaient une toute autre dimension au tableau. De plus, comme l’a dit Agnès au moment de l’échange avec les questions, elle ne pointe pas du doigt les nazis ou autre dans ses tableaux, mais elle nous montre uniquement le point de vue des détenues, un point de vue qui est très touchant lorsqu’on s’aperçoit de la solidarité et de l’entraide dont ces femmes font preuve. Effectivement les 3 femmes résistent tout au long de leur retenue dans le camp, à toutes sortes d’épreuves : morts de leurs camarades, faim, froid, peur, cauchemars, envies suicidaires… etc.
J’ai vraiment apprécié cette représentation, je trouve que les 3 actrices jouaient parfaitement leurs rôles et on ne pouvait alors qu’imaginer l’enfer que les déporté(e)s vivaient. Cette pièce m’a beaucoup touché et je suis très contente que le lycée nous ait fait découvrir cela.
Emma Chaufton,TG5
Nous avons donc eu la chance d'assister à la représentation théâtrale "Je reviens de la vérité", une adaptation de l'œuvre de Charlotte Delbo mise en scène par Agnès Braunschweig. Ce spectacle s'inspire du récit poignant de Charlotte Delbo "Qui rapportera ces paroles?", dans lequel elle témoigne de son expérience en tant que déportée résistante au camp de concentration d'Auschwitz en 1943.
Ce qui m’a le plus impressionné c’est la grande force de cette pièce qui réside dans la sobriété de sa mise en scène: avec seulement trois comédiennes pour représenter les 230 femmes, les trois comédiennes incarnent à tour de rôle, chacune de leur côté, les différentes déportées évoquées par Delbo,et avec un décor réduit à un simple cercle blanc très mis en valeur . La réalisatrice parvient à recréer une atmosphère glaçante de vérité et de dénuement. Dès le lever de rideau ,on a vu, les trois actrices faire leur entrée sur scène vêtues d'habits symbolisant les femmes résistantes avant leur arrestation, elles sont habillées avec soin, soulignant leur appartenance à diverses catégories sociales françaises. Puis ,devant le public, elles entreprennent de se déshabiller lentement pour endosser la tenue grise des détenues. Ce changement de costume marque leur arrivée dans l'enfer du camp et le début de leur calvaire. Dès lors, vêtues de la tunique grise, coiffées d'un foulard , elles deviennent ces silhouettes anonymes et fantomatiques hantant l'univers concentrationnaire. Par de subtils jeux de postures et d'intonations ainsi que des gestes et des pas synchrones, elles incarnent tour à tour les multiples déportées dont Delbo fut témoin.
Ce qui m'a le plus marqué, c'est la façon dont le spectacle parvient à restituer l'indicible cruauté des lieux tout en gardant une certaine poésie grâce notamment à la beauté des mots de l'auteure. On en ressort profondément bouleversé mais aussi conscient de la force de l'amitié et de la résistance que certaines sont parvenues à opposer à l'horreur, une solidarité notamment représentée par des tours de cercle "en relais" entre elles, la solidarité qui unissait ces femmes. Lorsqu'une actrice mime douleur et épuisement, l'autre vient spontanément prendre le relais.
J’ai aussi apprécié le jeu en miroir habilement chorégraphié par Agnès Braunschweig qui souligne toute l'importance du soutien mutuel dans la survie, au cœur même de cette barbarie inhumaine. Il rend hommage à la solidarité dont certaines déportées surent faire preuve.
Malgré la gravité du sujet, la maîtrise de mise en scène d'Agnès Braunschweig fait de ce spectacle un moment fort au théâtre. Une adaptation poignante qui renouvelle le genre avec brio.
RAMBELOSON MITIA BRYAN ,TG1
Compte rendu de la pièce de théâtre
Originellement une pièce de Charlotte Delbo intitulée « Qui rapportera ces paroles ? », «je reviens de la vérité » est une adaptation réalisée par Agnes Braunschweig qui compte 3 actrices à la place des 23 originales. En revanche, dans cette pièce, les actrices jouent plusieurs personnages, par exemple, Edith Manevy joue les filles de moins de 20 ans. Présentée pour la première fois en 2016, cette pièce met en scène la dureté et l’inhumanité des camps de concentrations. Elle n’est donc pas un spectacle mais une scénographie épurée où les silhouettes de trois comédiennes se détachent sur un cercle immaculé, à l’image des femmes dans le camp d’Auschwitz. Ces 3 artistes font donc résonner les paroles des résistantes déportées à travers une tragédie, des douleurs et les miracles de la solidarité mais également par le biais d’un témoignage dénué de haine et nourri d’espoir.
A travers cette pièce, Agnès Braunschweig fait le choix de la sobriété et du dénuement dans une mise en scène qui veut faire entendre la parole de Charlotte Delbo. Les phrases sont profondes et le deviennent davantage du fait du jeu des actrices qui illustrent d’une certaine manière ce qu’il se passe dans la tête des déportées. Les cris, les gestes, les expressions faciales, les déplacements permettent à travers leurs simplicités de comprendre tous les maux des déportées ainsi que leurs espoirs en une liberté et une survie qui semble irréelle car « plus personne ne tient encore à la vie » .
Au début bien différentes physiquement, vêtues et coiffées, élégantes, à la mode de l’époque, ces dernières, quelques temps après être rentrées dans le cercle emprisonnant personnifiant Auschwitz, ont leurs cheveux rasé et portent les mêmes tenues grises. Les personnalités différentes ,bien visibles au début, s’effacent peu à peu pour illustrer lentement la déshumanisation de ce camp. De plus, les verbes qui, à l’aube, étaient personnels disparaissent au profit de verbes collectifs afin d’appuyer la dépersonnalisation qu’entrainait l’emprisonnement. Uniformisées, elles vont par la suite semer le journal de la vie dans les camps de la mort. Un journal intime des doutes, des effrois, des pertes, des espoirs ainsi que des décès, des tentatives, des faims, des froids, des cruautés. Mais surtout des fraternités, des luttes, des rêves, des chaleurs humaines qui sont la seule réponse à l’abject. En effet, au fur et à mesure des monologues, dialogues et chœurs, on voit et on comprend que l’ensemble s’amenuise du fait de la maltraitance, du froid dû à la neige glaciale et mortelle du camp (personnifié par la blancheur du cercle) ou bien d’autres raisons encore.
En bref cette pièce permet de par sa simplicité de décor et de jeu de marquer l’esprit et l’âme profondément en donnant des visages, des voix, des mots aux images très abstraites que l’on se fait de cette dure réalité qu’incarnaient les camps.
Mouhoubi Déhia , TG1
Au cœur de l'émotion, "Je reviens de la vérité" se révèle comme une adaptation théâtrale particulièrement émouvante de "Qui de nous rapportera ces paroles ?", écrit par Charlotte Delbo. Sous la direction d'Agnès Braunschweig, metteuse en scène et comédienne, cette pièce tragique met en scène trois comédiennes dans un décor sombre, accompagné d'un cercle blanc disposé au centre de la scène. Ces trois femmes, vêtues de gris et coiffées de couvre-chefs gris, représentent les ombres des 230 déportées du seul convoi de résistantes envoyé à Auschwitz le 24 janvier 1943. Elles expriment leurs paroles et racontent leurs histoires tout au long de la pièce, dépeignant des morts tragiques comme celle de Claire, des personnages emplis d'espoir, et d'autres épuisés, évoquant des conditions de vie déplorables.
La profonde tristesse du destin des femmes est accentuée par une ambiance morose, soulignée par un éclairage plutôt ténébreux, et des tenues qui reflètent l'absence de vitalité, ainsi que des paroles marquantes. Parmi ces répliques touchantes, celle-ci résonne particulièrement : "On n'attend pas la mort, on s'y attend", témoignant de la mélancolie présente. Cet opus dramatique permet de redonner vie aux victimes d'Auschwitz, ce lieu de déshumanisation. Malgré l'omniprésence de la morosité, l'histoire se termine sur une note positive car certaines survivent.
D'un point de vue personnel, cette œuvre théâtrale m'a permis de ressentir des émotions fortes et d'en apprendre davantage sur les victimes des camps de déportation*. Selon moi, c'était une expérience poignante, enrichissante et captivante. Le choix audacieux de représenter 23 personnages avec seulement 3 comédiennes m'a intrigué et impressionné. Je recommande vivement la lecture de l'œuvre de Charlotte Delbo et le visionnage de cette production théâtrale.
Adams Nour, TG1
Charlotte Delbo a écrit une pièce nommée Qui rapportera ces paroles ? . Elle raconte alors son histoire, une déportée qui a été emmenée à Auschwitz-Birkenau, elle raconte tout du début jusqu'à la fin. La pièce est initialement composée de 23 actrices pour faire un parallèle aux 230 femmes emmenées dans le convoi de Charlotte Delbo. Je reviens de la vérité est une adaptation de cette pièce par Agnès Braunschweig, une femme qui a été touchée par la pièce mais qui l’a modifiée pour le côté matériel et financier, et l’a réduite alors à 3 actrices. La pièce est alors refaite en 18 tableaux avec en plus 2 actrices : Édith Manevy et Caroline Nolot.
RÉSUMÉ : Nous sommes allés avec notre classe de terminale dans la salle du Colombier à Magnanville pour assister à cette pièce. Une pièce d'une heure quinze qui nous parle de la déportation de plusieurs femmes à Auschwitz. Ces femmes comprennent l'importance de la solidarité dès le début, puis à travers la pièce perdent un peu espoir en voyant toutes ces femmes mourir dans le camp, mais elles croient en leur survie et deviennent anciennes dans le camp, elles se parlent et discutent, et se promettent au final que quel que soit le sort de chacune, au moins une seule reviendra chez elle pour pouvoir parler de ce qu'il s'est réellement passé dans ces camps. À la fin, seulement 2 d'entre elles survivent et rentrent du camp (dans le convoi de Charlotte Delbo , 49 survivent sur les 230) .
AVIS : C'est une pièce intéressante qui témoigne du calvaire vécu par ces femmes à l'époque des camps nazis, on ne peut que s'intéresser à cette pièce qui dépeint des horreurs récentes. Le décor posé et le jeu de lumière simple permettent de se concentrer sur les 3 personnages, qui jouent d'une façon remarquable (très bon « acting » !!). Le changement de temps, passer de la nuit à la journée en modifiant les lumières, rajoute beaucoup de rythme à la pièce, on ne s'ennuie vraiment pas. De plus, l'histoire avance assez rapidement, une déportation assez longue racontée en seulement 1 h 15 ne peut qu'être prenante. Les moments rythmés où les actrices courent autour du cercle lumineux, puis les moments calmes où elles sont au sol en train de dormir sont très maîtrisés et donnent envie de suivre le reste de la pièce. Même ces petits moments où elles parlent de leur vie d'avant les camps, au milieu de toute cette horreur, est un réel plus dans cette pièce.
Alors on comprend que cet effort de témoignages est primordial et qu'on se doit de transmettre cette histoire par plusieurs moyens, ici, c'est surprenant, car c'est fait par le théâtre, mais les livres qui en parlent ou encore les films sont tout aussi importants.
Charlotte Delbo a écrit une pièce nommée Qui rapportera ces paroles ? . Elle raconte alors son histoire, une déportée qui a été emmenée à Auschwitz-Birkenau, elle raconte tout du début jusqu'à la fin. La pièce est initialement composée de 23 actrices pour faire un parallèle aux 230 femmes emmenées dans le convoi de Charlotte Delbo. Je reviens de la vérité est une adaptation de cette pièce par Agnès Braunschweig, une femme qui a été touchée par la pièce mais qui l’a modifiée pour le côté matériel et financier, et l’a réduite alors à 3 actrices. La pièce est alors refaite en 18 tableaux avec en plus 2 actrices : Édith Manevy et Caroline Nolot.
Noé Yahiaoui ,TG5
Charlotte Delbo est une écrivaine française, elle est née le 10 aout 1913 et morte le 1er mars 1985 à Paris. Charlotte Delbo a été déportée à Auschwitz de janvier 1943 jusqu’en janvier 1944, à Ravenbruck de janvier 1944 à avril 1945.
Charlotte Delbo s’est engagée en 1941 dans la résistance avec son mari, nommé Georges Dudach, ils ont été arrêtés et son mari est mort fusillé, puis elle a été déportée avec 230 femmes qui sont aussi résistantes . Charlotte Delbo faisait partie des 49 rescapées de ce convoi. Lors de sa déportation, elle décide qu’elle écrira à son tour une œuvre sur ce qu’elle a traversé. Après avoir écrit plusieurs livres, elle décide d’exprimer son expérience du camp par le biais d’une pièce de théâtre car elle travaillait avec un metteur en scène nommé Louis Jouvet, donc cela a permis à Charlotte Delbo d’exprimer son expérience sous la forme d’une pièce de théâtre. La pièce de théâtre a vu le jour et s’intitulait QUI RAPPORTERA CES PAROLES ? Par la suite, la pièce a été reprise puis adaptée par Agnès Braunschweig qui est une comédienne et metteure en scène, elle a renommé la pièce JE REVIENS DE LA VERITÉ. Cette pièce a été adaptée en ayant 3 femmes à la place de 23. Cette pièce de théâtre est représentée par 3 silhouettes de comédiennes qui se détachent sur un cercle impeccable et elles montrent les souffrances endurées. Ces 3 femmes prennent le rôle de plusieurs femmes.
Par la suite , j’ai trouvé la pièce très touchante et très intéressante car elle arrive à représenter ce que des milliers de personnes ont vécu (souffrances , pertes de membres de sa famille , froid , famine , manque de sommeil etc…)dans ce camp .Je l’ai aussi trouvé très touchante car les souffrances ont été pour la plupart représentées sous nos yeux sans que ça heurte notre sensibilité afin qu’on s’imagine bien et pour qu’on arrive à ressentir ce qu’elles ont vécu et pouvoir se mettre à leurs places .Cette pièce a permis d’exprimer l’importance de ne pas oublier ce qu’il s’est passé à l’époque et pour marquer dans les mémoires cette période historique qui est tragique.
Sarah El Fatih , TG5
Je reviens de la vérité d'Agnès Braunschweig
Je reviens de la vérité est une adaptation de "Qui rapportera ces paroles ?" de Charlotte Delbo. Cette pièce parle de la déportation de Charlotte Delbo jusqu'à sa libération. Cette dernière a donc écrit cette pièce afin de raconter son histoire ainsi que celle de toutes les femmes avec qui elle était dans le camp. Lors de sa déportation, elles étaient 230 femmes, résistantes. Elles ont été amenées au camp d'Auschwitz Birkenau.
On commence par voir une de ces femmes, Françoise, qui veut se suicider de désespoir. Elle ne voit plus aucune raison de vivre et préfère mourir par elle-même et garder un peu de dignité plutôt que de finir tuée par le camp. Cependant ses deux "amies" vont lui donner des raisons de rester en vie, la raison majeure étant le devoir qu'elles avaient de raconter leur histoire au monde entier. Elle finit par les écouter. On peut voir par la suite que l'existence qu'elles mènent dans le camp et leur quotidien est horrible mais qu'elles s'efforcent de se battre. On entend beaucoup leurs pensées, leurs espoirs notamment.
Si au début de la pièce elles étaient 3 (23 rôles joués par 3 comédiennes) : Françoise, Gina et Denise, à la fin il n'en reste qu'une, cela devient donc son devoir à elle de raconter leur histoire.
Cette pièce permet de réaliser l'horreur des camps et de ce que les déportés vivent là bas. Elle démontre aussi le courage des femmes présentes, ainsi que leur forte volonté.
J'ai aimé cette pièce car on comprenait très bien ce que l'auteure a vécu (et donc ce que les autres femmes ont vécu aussi). La pièce était dynamique malgré la thématique et les différents moments de hauts et de bas étaient très bien illustrés.
Farah JALLAF TG5.
Je reviens de la vérité, Agnès Braunschweig
Je reviens de la vérité est une adaptation de la pièce de Charlotte Delbo, Qui rapportera ces paroles ? . Je reviens de vérité est l’adaptation de Agnès Braunschweg. Cette pièce raconte l’histoire de Charlotte Delbo, de sa déportation à sa libération.
Charlotte Delbo a écrit cette pièce pour témoigner de sa déportation, elle a été déportée en même temps que 230 autres femmes résistantes.
L’action de cette pièce de théâtre se passe dans le camp d’Auschwitz Birkenau, plus particulièrement dans le quartier des femmes. L’histoire parle de Françoise qui veut mettre fin à ses jours. En effet, ce qu’elle vit au camp lui est insoutenable : la peur, l’angoisse, l’incompréhension, les morts qui s’accumulent et plus aucun espoir. Ces compagnes vont alors se relayer pour trouver un sens au fait de rester en vie. Tout d’abord il y a la nécessité de vivre pour protéger et soutenir les plus petites mais surtout, les femmes se disent qu’il va falloir rester en vie pour témoigner de tout ce qui s’est passé. Elles se doivent de raconter, une fois que tout ça sera finit, la vérité au monde.
L’existence dans les camps était un calvaire innommable et ces femmes montrent à quel point trouver du sens à cette vie a été un combat au quotidien.
Dans cette pièce de théâtre on ne voit pas vraiment la réalité de la vie des femmes, mais on accède à leurs pensées, à leurs interrogations et aussi à leurs espoirs.
La pièce débute avec 3 femmes, Françoise Gina et Denise, et se termine avec une seule survivante. C’est elle qui aura le devoir et la responsabilité de témoigner de l’indicible.
Pour conclure, Charlotte Delbo montre que dans cet univers mortel et sans espoir, la force de ces femmes résistantes a aussi été de mettre en lumière l’amitié, l’humanité et l’espoir.
J’ai beaucoup aimé le thème de la pièce et écouter les paroles de ces femmes. Ce qu’elles ont vécu parait irréel. La mise en scène est un peu particulière et il faut vraiment écouter les sens des paroles.
Lisa Vignolles TG5
Le mardi 16 janvier, nous sommes allés voir une pièce de théâtre qui se nomme «Je reviens de la vérité », au Colombier, salle de spectacle à proximité de notre lycée.
C’est une pièce de théâtre émouvante qui raconte l'histoire de trois femmes (23 dans la vraie représentation car il y’avait 230 déportées) pendant la Seconde Guerre mondiale. Les actrices jouent le rôle de déportées, vivant des moments difficiles dans les camps de concentration. La pièce montre leurs relations et comment elles luttent pour rester fortes malgré les épreuves terribles.
Elle explore les côtés sombres de cette période de l'histoire, montrant les injustices et les souffrances, mais aussi la force des liens entre ces femmes. "Je Reviens de la Vérité" ne se contente pas de parler d'événements historiques, mais plonge dans la vie intime de ces femmes, offrant une réflexion sur la manière dont les gens peuvent rester forts face à des moments difficiles.
La mise en scène et le jeu des actrices rendent l'histoire émouvante et captivante. La pièce honore les vraies histoires de courage de femmes déportées. C'est bien plus qu'une simple pièce de théâtre ; c'est un témoignage poignant qui rappelle les moments difficiles du passé tout en respectant la mémoire de ceux qui ont vécu ces moments difficiles.
Laqhal Amine,TG5.
Je reviens de la vérité est une pièce de théâtre de Charlotte Delbo qui raconte sa terrible épreuve dans les camps. Il y a 3 actrices mises en place sur scène où on les voit dans des conditions difficiles dans le camp d’Auschwitz. Entre tristesse et espoir, cette pièce nous laisse imaginer une fin heureuse par moment, tout comme la pire. Cette œuvre est évidemment une trace importante pour ne jamais oublier ce qu’ont subi les déportés et permet de développer un esprit critique sur la seconde guerre mondiale. Nous voyons également tout au long de la pièce les 3 actrices s’entraider pour survivre pour témoigner de ce qu’elles ont vécu. Le jeu des actrices nous a permis de nous plonger pleinement dans la pièce ainsi qu’une bonne mise en scène .Par exemple, lorsque ces dernières tournent en rond pour faire donner un effet de durée dans le camp, cela nous permet une compréhension plus facile de la pièce.
Yanis Touadi ,TG5.
COMPTE RENDU :de Je reviens de la vérité , adaptée de Qui rapportera ces paroles ? - Charlotte Delbo
En juin 1940, neuf mois après le début de la Seconde Guerre mondiale, la France est vaincue par l’Allemagne, mais il reste des hommes et des femmes qui ont su résister face à l’armée allemande après cette défaite.
Charlotte Delbo, écrivaine française et résistante lors de la Seconde Guerre Mondiale, est une des 49 rescapées (des 230 femmes) du convoi où elle avait été déportée le 24 janvier 1943 , « le convoi des 31 0000 » à Auschwitz. Elle écrit alors plusieurs œuvres en mémoire de son expérience, dont Qui rapportera ces paroles ?
Cette pièce de théâtre ré-adaptée avec 3 actrices jouant 23 personnages dont les plus évoqués sont Gina, Françoise et Agnès qui représentent les âges différents du convoi. Au début le désespoir et les idées noires se ressentent face aux longues journées de calvaire, de froid et de faim, mais plus tard, une volonté de survivre et de solidarité se crée entre ces femmes. Elles veulent ainsi pouvoir « rapporter ces paroles », revenir pour dire, pour raconter. C’est alors qu’à certains moments la motivation et la résilience augmentent à des échelles différentes selon chacune d’elles
Dans la pièce, le choix de langage fort nous impacte et permet de nous faire ressentir le calvaire et la misère de la situation. Par ailleurs, la mise en scène en forme de cercle à laquelle nous avons assistée, nous laisse l’aspect d’un quotidien répétitif tel un cercle vicieux.
A la fin, Gina, à qui on donne un poste horrible avec un travail inhumain, choisit de se suicider plutôt que de participer aux crimes commis à d’innocents enfants.
Ce théâtre fait ressentir aux spectateurs l’aspect puissant de solidarité que la situation misérable a créée, on n’en apprend aussi plus sur l’horreur d’Auschwitz. Et enfin, on remarque de façon flagrante que malgré tout, la résistance pour laquelle elles ont été déportées persiste toujours, notamment avec le suicide de Gina qui choisit plutôt qu’obéir à d’affreux commandements, de s’opposer en se donnant la mort car effectivement, comme dit dans le début de la pièce, le suicide est le « seul droit qui me reste ».
El Khaddari Maryam,TG1.
CR de la pièce de C. Delbo au Colombier
Compte rendu – Je reviens de la vérité
Mise en contexte_
Je reviens de la vérité de Charlotte Delbo est une pièce de théâtre du 20e siècle où la dramaturge témoigne de son périple dans le camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Cette pièce a été mise en scène par Agnès Braunschweig d’où son adaptation en 23 tableaux et trois actrices (précédemment vingt-trois acteurs).
Elle se joint à deux autres actrices dans cette pièce : Edith Manevy et Caroline Nolot. Nous avons vu cette représentation dans la salle du Colombier à Magnanville.
Résumé_
Cette pièce en 23 tableaux se déroule lors de la déportation de plusieurs femmes dans le camp de concentration d’Auschwitz entre 1943 et 1945. Dès leur arrivée au camp elles se soudent afin de tenir face à la violence à laquelle elles sont exposées. Les jours passent non sans dégâts : plusieurs femmes de leur groupe ont déjà péri dans cette « épreuve ». Le moral affaibli, ces femmes se promettent de survivre afin de témoigner de leur histoire. Certaines doutent de leurs capacités à tenir face à un tel défi mais ensemble elles tiendront et leurs mots parviendront à nous.
Mon appréciation_
Le choix du cercle blanc au sol représentant le centre de la scène permet de rajouter une pointe d’espoir au milieu d’une pièce au destin dramatique. Le choix d’un décor très sobre afin de faire mettre en exergue les mots de l’auteure me semble être une bonne réflexion de la part de la metteuse en scène. L’émotion dans le jeu des actrices témoigne de leur attachement à cette pièce même si, pour ma part, j’aurais aimé une variété d’émotions accrue et des jeux plus forts en expression faciales, notamment lorsque les femmes encore prisonnières s’imaginent un retour à une vie classique avec les plaisirs simples de l’existence. Ce passage de la pièce est ma scène préférée ; lorsqu’on sent l’espoir renaitre au sein de ses femmes et que leurs paroles nous font finalement prendre du recul sur la chance que l’on a de tout simplement croquer dans une tartine de pain grillée alors qu’elles n’ont que l’espoir et l’entraide comme seuls carburants. La scène où ces femmes métaphorisent l’aide qu’elles apportent à la résistance en se passant le relai autour du cercle m’a plutôt surpris. Cette liberté de mise en scène apporte de la modernité à une pièce plutôt classique.
Conclusion_
Je reviens de la vérité est une pièce où l’on s’attache petit à petit aux personnages et où le témoignage d’une autre époque nous fait prendre conscience de ce que toute une génération a enduré. On remercie finalement Charlotte Delbo d’avoir trouvé la force pour nous rapporter ce témoignage poignant de vérité.
Elias Martin – Tgen5
Agnès Braunschweig, comédienne et metteuse en scène de la pièce « Je reviens de la vérité » adapte la pièce de théâtre « Qui rapportera ces paroles ? » de Charlotte Delbo.
Dans la pièce "Qui Rapportera Ses Paroles ?" Charlotte Delbo raconte l’histoire déchirante de sa déportation vers Auschwitz. Delbo part en janvier 1943 avec un convoi spécial de 230 femmes résistantes et, à son retour, elle se sent obligée de témoigner pour éviter que ces moments tragiques ne soient oubliés. Dans ce convoi , se trouvent des femmes politiquement engagées arrêtées pour résistance active. Charlotte Delbo a commencé à écrire sa pièce « Qui Rapportera Ses Paroles ? » pendant son séjour dans les camps de concentration et a choisi de raconter son histoire grâce au théâtre, une décision inspirée par son métier (assistante de Louis Jouvet) et influencée par son amour du théâtre. La pièce originale comportait 23 personnages, exprimant le désir de Delbo d'honorer chaque déporté. Cependant, pour des raisons économiques, Agnès Braunschweig, la metteuse en scène, a choisi une adaptation avec trois comédiennes. Ainsi, la scène raconte à travers les comédiennes, les horreurs et la vie de ces femmes déportées.
Deux cents femmes de divers horizons se joignent aux quinze mille déjà présentes dans le camp. Chaque jour, des centaines meurent tandis que d'autres arrivent. La vie de chacune semble insignifiante, mais l'espoir réside dans le retour possible de l'une d'entre elles pour témoigner des horreurs vécues. La lutte collective pour la survie met en avant des personnages tels que Francesca, Claire et Dima, qui nous font comprendre que chaque vie compte, dans l’espoir de faire parvenir au monde extérieur la vérité des horreurs vécues.
Les déportées sont constamment menacées par leur environnement, Si elles sortent du rang, traînent les pieds, ne courent pas assez vite, ne comprennent pas un ordre ou une insulte, ne restent pas immobiles cinq heures dans le froid, la mort les attend. Même un rhume peut être mortel à cause du grand froid qui règne. Les déportées vivent constamment sous la menace de la mort dans un environnement hostile. La moindre déviation des règles peut être fatale.
Avant la déportation, ces femmes étaient des résistantes, vivant dans l'ombre, résistant dans des conditions difficiles et dépendant du soutien mutuel. Leur résistance implique des liaisons, le transport de matériel stratégique, et parfois, l'abandon total de la vie quotidienne, illustré par Marguerite rejoignant un maquis avec une détermination inébranlable.
Les anciennes déportées ont des privilèges, notamment la possibilité de conserver quelques centimètres de cheveux sans être tondues puisqu'elles connaissent les quelques failles du camp. Elles bénéficient d'un certain respect parmi les déportées. Leur expérience et leur capacité à éviter certaines pratiques du camp deviennent des avantages liés à leur ancienneté.
Point de vue personnel:
J'ai vraiment adoré la pièce ! C'était remarquable parce que même s’il y avait plusieurs rôles et personnages joués par les femmes, c'était facile à comprendre. La pièce était vraiment émouvante et montrait vraiment bien les horreurs des camps de concentration. Le jeu des comédiennes était incroyable, j'ai été captivée du début à la fin. Après la présentation, je suis même allée les saluer personnellement pour leur dire à quel point j'avais aimé leur performance. C'était une pièce aussi intéressante que touchante.
J’en profite pour remercier l’équipe pédagogique qui nous a permis d’assister à la pièce.
Inès Charfi , TG1
Je reviens de la vérité
Résumé :
La pièce de théâtre est jouée par 3 comédiennes qui interprètent les rôles de femmes déportées dans le camp de concentration d’Auschwitz et qui vivent un vrai calvaire.
Tout d’abord, on remarque une des femmes qui souhaite en finir et veut s’ôter la vie; une autre femme essaie de la raisonner pour qu’elle renonce à cette idée et elle y parvient. Puis les femmes évoquent leur quotidien terrible en guise de témoignage comme porter des briques gelées ou marcher en étant à bout de force mais aussi leurs cauchemars. Ensuite l’une des femmes déportées est bouleversée par la perte de sa sœur à qui elle tenait tant mais que les nazis n’ont pas voulu laisser en vie car elle était trop jeune. Toutefois, les 3 femmes parlent de leur espoir de sortir du camp. En effet au lieu de dire « Si je rentre » elles diront « Quand je rentre » afin de se motiver. De plus, ces 3 femmes déportées parlent de leurs désirs comme être dans un grand lit propre, des draps propres, mettre du parfum, manger des tartines grillées de chocolat. Ces désirs sont concentrés sur l’hygiène, le confort et la nourriture, choses dont elles manquent fortement dans les camps. Enfin, la pièce se finit de façon tragique car après avoir parlé de leurs espoirs de pouvoir enfin sortir, Julia l’une des 3 filles a été interpelée par une des femmes des mouchoirs blancs qui lui ordonne de faire partie des leurs. C’est-à-dire celles qui s’occupent de déshabiller les corps des enfants gazés et de jeter les dépouilles de ces pauvres malheureux dans le feu. Après cette annonce, Julia devient soudain silencieuse et lorsque la plus petite des 3 femmes qui est âgée de 16 ans s’est endormie, elle fait part de cette terrible nouvelle à son amie et lui confie qu’elle ira en finir et qu’elle irait vers les barbelés pour s’électrocuter. En s’y dirigeant, elle a été vue par la sentinelle et s’est fait tirer dessus avant qu’elle puisse s’électrocuter.
Mise en place de la pièce :
La mise en scène est dynamique car les comédiennes se déplacent en mouvement : tourner, courir, se coucher, s’asseoir. Elles ont une expression du visage qui est triste et mélancolique, tout en parlant d’espoir.
Entretiens élèves et comédiennes :
Les comédiennes ont répondu aux questions posées par les élèves comme :
- Cette pièce de théâtre n’est pas féministe mais représente la solidarité entre femmes
- Un seul mot de la pièce originale (Qui rapportera ses paroles) a été changé pour faciliter la compréhension : « rôti » à « tartine grillée »
- Dans la pièce originale il y a 23 comédiennes
- La comédienne a répondu qu’elle avait décidé de se déplacer en courant pour accentuer l’effet solidaire et courageux des femmes en imitant le relai car elles courent l‘une après l’autre.
Avis personnel :
J’ai beaucoup apprécié le soutien et l’entraide présents entre les femmes déportées des camps et j’ai trouvé intéressant le fait de mettre en évidence le vécu douloureux de toutes ces femmes dans une pièce de théâtre représentée par des comédiennes talentueuses. J’ai aussi bien aimé le passage où elles racontent ce qu’elles feront « Quand elles sortiront » et qu’elles gardent espoir, parlent de leur rêve, de leur expérience à vivre et surtout de leur liberté. En revanche, j’ai été vraiment triste et déçue de la fin car j’aurais vraiment aimé qu’elles réussissent à sortir ensemble du camp de concentration. Néanmoins, j’ai trouvé le geste de Julia vraiment très courageux, car elle a voulu en finir avec sa vie pour ne pas commettre un acte inhumain. Elle a donc fait preuve d’une grande bravoure et de bonté ce qui est plus qu’honorable.
Camille Thiberge TG5
Compte-rendu
Adaptation de la pièce “Qui rapportera ces paroles?”
Sortie 16 Janvier 2024
Sommaire:
➜Organisation (heures)
➜La pièce (bio & résumé)
➜Adaptation/jeu
➜Lumière
➜Avis
La pièce :
La pièce de théâtre est une adaptation de la pièce de Charlotte Delbo, qui comporte 23
comédiennes, et 3 actes. Dans le premier acte, il y a toutes les femmes, puis dans le deuxième
plus que 10, et dans le troisième plus que 3.
Cependant, pour des raisons économiques comme logistique, la pièce a été revisitée ici pour
qu’elle convienne à 3 comédiennes. (Édith, Caroline et Agnès)
En résumé :
La pièce porte sur l’histoire de 230 femmes, déportées à Auschwitz en tant que résistantes.
Elle commence sur la question du suicide qui reviendra fréquemment. 3 comédiennes sont sur
scène et 2 d’entre elles expliquent qu’il ne faut pas se suicider pour ne pas donner d’idées aux
autres et ainsi augmenter les chances qu’une d’entre elles revienne du camp pour compter leur
histoire.
Puis nous avons la présentation de Marie, une fille de 16 ans qui a été déportée avec toute sa
famille. Il n’y a qu’elle qui a échappé à la chambre à gaz, et a été placée dans ce camp. Elle se
sent seule et tout de suite, nous remarquons la solidarité qui unit ces filles et femmes !
Denise et Monique vont prendre sous leur aile la nouvelle.
Les 3 femmes se retrouvent par la suite dans les rangs, et apprennent le décès de Claire : la tête
fracassée.
Nous apprenons un peu mieux à connaître les endroits du camp :
Le camp est divisé en plusieurs secteurs, et le bloc 25 semble inspirer de la peur à toutes ces
femmes.
Elles appellent ce lieu « la prison de la prison » où sont placées les femmes qui ne peuvent pas
travailler, la cour de ce bloc est jonchée de cadavres et une fois par semaine des prisonniers, en
échange d’un meilleur traitement, s'occupent de nettoyer la cour.
Puis la pièce bascule sur un moment plus heureux et optimiste où elles parlent de l’espoir
qu’elles ont de rentrer. Mais en parlant elles s’aperçoivent qu’à leur retour, les autres ne
voudront sans doute pas écouter leur histoire ou ne les croiront pas.
La scène suivante se passe le soir :
Elles parlent et s’imaginent faire un salon de thé, faire du chocolat, elles sourient, s’amusent, on
le sent dans leurs voix, elles se rassurent d’une certaine façon en imaginant une suite après les
camps.
Ce qui met un terme à cette ambiance et promeut le retour à la réalité est la connaissance
qu’une femme de plus est morte à ce moment.
Une des femmes reste réveillée cependant, pour raconter ses rêves, se faire avoir par les chiens
du camp, ou encore revenir chez elle et avoir l’impression que personne ne l’écoute, mais plus
important, le réveil, le retour à la réalité ou elle retrouve Renée ou Annie endormie à ses côtés.
Puis, le jour suivant sans doute nous apprenons la mort de la sœur de Berthe, due a une
pneumonie et là encore le thème du suicide revient, et encore une fois la solidarité entre les
femmes se fait ressentir puisque Madelaine va essayer de l’aider.
Pourtant la peur d’être un des cadavres est explicitement dit !
On apprend que pour divertir, Françoise joue toute seule des pièces de théâtre pour les autres.
Ensuite, une scène est décrite : où les déportées devaient former dans le froid un carré et ne
plus bouger pendant des heures. Elizabeth et Marie sont mortes pendant cet exercice, et Renée
meurt peu de temps après à cause du Typhus.
Une nouvelle fois une des femmes explique qu’elle avait voulu se suicider mais qu’elle ne voulait
pas laisser Denise seule.
Nous apprenons qu’ils utilisaient des pissenlits pour leurs bienfaits, mais qu’un jour une femme,
s’est retrouvée face à face à un des chiens qui lui mordit le cou et la traina. La femme mourut
quelques minutes après.
Les appels étaient faits entre 3h et 7h du matin. Et on nous explique enfin comment
généralement les déportées mourraient : ici soit parce qu’elles buvaient de l’eau polluée, soit
parce qu’elles étaient déshydratées, soit simplement par la vie là-bas.
On retrouve une scène de nouveau où nous avons de l’optimisme, « si je rentre » est banni et
remplacé par « quand je rentrerai », et les femmes évoquèrent l’image d’un parc ou elles
pourraient se promener.
Enfin, la pièce se termine sur Gina, une des 3, qui est prise dans « les mouchoirs blancs » qui
doivent déshabiller les cadavres des enfants avant de les faire incinérer. Gina n’a donc cette fois plus de choix:
Elle part s’électrocuter aux barbelés et finalement se fait abattre avant d’y arriver.
Les 2 autres femmes ont pu partir, et essayer de refaire leur vie.
Adaptation et jeu :
Pendant la pièce, plusieurs fois, les comédiennes firent la chenille pour imiter les rangs dans les
camps. Plusieurs autres éléments de la pièce comme les sifflements ou la marche qu’elles
prirent, faisaient penser au train, ou à l’alarme du camp.
Au début de la pièce, on peut voir la transformation : des femmes des années 30, devenues de
simples prisonnières avec ce changement de costume.
Lumières :
La lumière a joué aussi un grand rôle dans l’ambiance. En effet nous basculons d’une
atmosphère lourde, à un soupçon d’espoir et vice-versa. Lors des scènes tristes ou effroyables
la lumière était froide, et était peu présente. Au contraire, lorsqu’il y avait des rêves racontés, de
"bons moments" ou autres, la lumière était chaude et présente éclairant ainsi la scène entière.
Avis :
La pièce est vraiment originale. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit aussi prenante et me
mette dans autant d’états. Le montage, la mise en scène, et les comédiennes.. Tout marchait !
Nathan Collignon TG5
Je reviens de la vérité
Irsani Hania TG5
Charlotte Deblo est une écrivaine française née en 1913 et morte en 1985 à Paris. Elle a été déportée à Auschwitz de janvier 1943 à janvier 1944 puis à Ravensbrück de 1944 à 1945.
Elle s’est engagée en 1941 dans la résistance avec son mari Georges Dudach, puis a été déportée avec 230 femmes, toutes résistantes. Elle a été l’une des 49 rescapées de son convoi. Pendant sa déportation, elle décide qu’à son retour elle écrira une œuvre sur la déportation qu’elle a traversée. Elle décide alors de témoigner de son expérience du camp à travers une pièce de théâtre. En effet, elle travaillait comme assistante du metteur en scène Louis Jouvet, c’est donc pour cela que son choix a été influencé. La pièce originale s’intitulait « Qui rapportera ces paroles ? ». Elle a été adaptée par Agnès Braunschweig, comédienne et metteure en scène sous le nom de « Je reviens de la vérité » animée par 3 comédiennes au lieu de 23 dans l’originale.
Cette pièce de théâtre retrace donc son témoignage en montrant les souffrances endurées par ces femmes. Ces 3 comédiennes prennent le rôle de plusieurs femmes.
J’ai trouvé très intéressant le fait qu’elle témoigne de son histoire car cela permet d’imaginer les souffrances que ces femmes ont enduré. Cela a aussi suscité de l’empathie car ce sont des souffrances humaines et comme elles sont représentées sous nos yeux, cela nous permet encore plus de nous mettre à leurs places. Ce témoignage confirme l’importance de laisser une trace de ces expériences afin qu’elles ne se reproduisent pas.
Compte rendu de la pièce de théâtre
Résumé de la pièce :
Charlotte Delbo est une écrivaine française. Elle est une résistante de 1939 – 1945, elle a été une déportée à Auschwitz dans le convoi du 24 janvier avec 230 femmes résistantes pour la plupart d’entre elles. Elle sera l’une des 49 rescapées de cette déportation. Elle a écrit, pendant sa déportation et à son retour, cette pièce pour témoigner de celle-ci. Dans la pièce de Charlotte Delbo, elles sont 23 femmes pour représenter toutes les femmes qui sont mortes.
Lors de cette pièce de théâtre, elles étaient 3 comédiennes mais elles ont joué les 23 femmes à elles trois seulement.
Cette pièce est divisée en 18 fragments. Au début de celle-ci, elles sont dans un bar, bien habillées comme les femmes de 1930, élégantes, chics, et lors de leur arrivée elles sont déshumanisées, elles sont rasées avec les mêmes vêtements pour tout le monde, et le plus malheureux, elles sont appelées par numéro. Lors des appels, elles restent des heures debout, donc elles sont fatiguées mais si elles ne répondent pas à temps quand on les appelle, elles se font tuer sur le champ. Dans les premières scènes, il y a une jeune de 16 ans qui est séparée de sa famille, de son frère et ses parents et elle rentre donc dans le cercle des femmes. Dans un cercle blanc par terre sur le sol, où elles vont passer le temps à jouer dessus, les 3 femmes sont unies comme jamais, elles sont toujours ensemble à discuter le soir, lors des appels, elles se collent pour se tenir chaud, le soir si il y en a une qui n’arrive pas à dormir, elles se racontent des histoires, elles sont là les unes pour les autres, elles font tout pour survivre, mais tout peut basculer à tout moment. Elles s’interrogent sur la nécessité et la difficulté de survivre. On peut voir le lien qui les unit pour leur donner la force de tenir et la solidarité qu’elles ont entre elles. Quand il y en a une qui craque, elles sont là pour se soutenir, reparler de leurs moments marquants, leur vie d’avant, de ce qu’elles aimeraient faire ou manger, comme par exemple leurs tartines grillées avec du beurre et surtout de leurs projets futurs, du fait qu’il faut qu’elles tiennent pour leur famille, pour tout leur raconter, pour les retrouver surtout. Dans une des dernières scènes, Gina qui va se sacrifier car elle devait s’occuper des vêtements d’enfants morts mais au lieu de ça, elle a préféré essayer de passer les grillages pour se suicider. A la fin de la pièce, elles ne sont plus que deux et la plus jeune femme n’est pas au courant de ce qu’il s’est passé pour Gina car elle était bien trop jeune pour comprendre et subir cela…
Résumé des questions :
On se demandait pourquoi elles tournaient autour du cercle quand elles se parlaient. En effet, elles voulaient montrer qu’elles se soutiennent et elles ont fait référence à une course de relais, tout le monde participe, personne ne lâche, elles sont solidaires entre elles.
On se questionnait aussi sur combien de temps ça prend de faire la pièce. La pièce à jouer, environ 1 à 2 mois, mais auparavant il faut tout gérer l’administratif, savoir déjà si on peut rééditer la pièce, après trouver les comédiennes, trouver l’endroit pour faire la pièce…
Une élève a demandé si cette pièce était tournée vers le féminisme. Pour l’autrice, elle l’est mais Charlotte Delbo n’aurait pas aimé ce terme d’après elle.
J’ai aussi demandé si les femmes avaient joué plusieurs rôles car 2 comédiennes sur 3 avaient des prénoms différents très souvent. Et on se « mélangeait un peu les pinceaux ».
Avis sur la pièce :
J’ai trouvé cette pièce très émouvante, on a vraiment l’impression de vivre ce qu’elles ont vécu. C’est très poignant, bouleversant, malgré que parfois on ne s’y retrouvait pas forcément entre les personnages, le message est bien passé, on ne peut pas le vivre mais on a eu une belle représentation de ce qui s’est passé. C’était très très dur ce qu’elles ont vécu, et Charlotte Delbo a réussi à très bien retranscrire cela, et la pièce a très bien été jouée. Les comédiennes ont réussi à mettre en avant leur fragilité et leur courage dans les différents personnages. Le titre « Qui rapportera ces paroles ? » prend tout son sens, il faut tenir jusqu’au bout, ensemble, main dans la main pour pouvoir raconter tout ce qu’il s’est passé !!
Merci Monsieur de nous voir amené voir la pièce, elle était super, les comédiennes étaient au top ! C’était vraiment touchant !!
Marie Naranjo , TG5
Résumé pièce : Au début de la pièce nous voyons trois femmes habillées comme dans les années 1930 pour nous mettre dans le contexte. Par la suite, elles se changent, avec ce que l’on peut difficilement qualifier de vêtements. Ces tissus très fins et peu chauds représentaient les tenues que les nazis donnaient aux détenus des camps de concentration. Postérieurement, les trois comédiennes qui incarnent ces rôles de détenues vont nous raconter la vie de combattantes qu’elles ont vécue. Effectivement, le pronom « elles » car cette pièce de théâtre, écrite pendant les camps, par Charlotte Delbo , une des 230 femmes résistantes, raconte l’histoire de ce convoi de ces 230 femmes. Durant toute la pièce, elles nous montrent l’entraide, la détermination, les tâches, les émotions ou encore la peur qu’entrainaient les camps de concentration notamment pour ces 230 femmes. De plus, nous pouvions voir comment les détenues étaient traitées, ce qu’elles devaient endurer, les habitudes qu’elles acquéraient. La pièce se déroule dans un cercle en tissus placé au centre de la scène avec l’accompagnement de quelques objets pour illustrer.
Résumé entretien : Les trois comédiennes, dont l’une d’entre elles est la metteure en scène, se présentent à nous, ainsi qu’un homme qui fait partie de la troupe qui gérait les lumières. Par la suite, le public pose quelques questions, auxquelles elles répondent de façon claire, sur le choix du décor, sur des parties de la comédie que nous n’avons pas comprises ou alors le choix d’avoir représenté d’une certaine façon une situation.
Ressenti : La pièce m’a beaucoup plu, car c’est un sujet très connu mais dont on ne parle pas beaucoup hors des cours. La pièce n’était ni trop courte ni trop longue, j’ai trouvé que les comédiennes jouaient très bien et étaient très bien accompagnées par les jeux de lumières qui nous mettaient dans l’atmosphère. Cependant, j’ai trouvé que la scène manquait de décors.
Matéo Gruchociak ,TG5
Compte rendu « Je reviens de la vérité » de Charlotte Delbo
« Je reviens de la vérité » est une pièce de Charlotte Delbo. Elle évoque les conséquences dévastatrices de la seconde guerre mondiale. La pièce raconte l’histoire de 3 femmes qui sont au camp de concentration d’Auschwitz, avec elles il y avait 230 résistantes. Confrontées au froid, à la faim et la fatigue, elles nous racontent comment ces femmes courageuses réussissent à vivre et à survivre en étant solidaires et en faisant des actes de résistances. Témoignant de leurs peurs, de leurs rêves et de leurs tristesses. Ces discours poignants nous montrent le difficile quotidien dans les camps de concentration, nous permettant de réaliser ce qu’elles pouvaient ressentir. Ces pauvres femmes souffraient quotidiennement, elles en perdaient la notion du temp. Toutes ces femmes n’ont pas survécu certaines sont mortes à cause du froid, de la maladie, d’autres se sont fait tuer et d’autres se sont suicidées. C’est le cas d’une de ces femmes, elle devait rentrer dans une unité qui s’occupait de bruler les cadavres des enfants et des bébés, on l’appelait la brigade des « mouchoirs blancs ». Pour l’éviter, elle décide de mettre fin à ses jours.
En résumé, « Je reviens de la vérité » est une pièce de théâtre qui aborde des sujets difficiles mais importants. Elle nous montre une perspective unique sur l’impact de la guerre.
Camille Rousvoal , TG5
Compte rendu de la représentation théâtrale "Je reviens de la vérité”
Adaptation de la pièce de Charlotte Delbo “Qui rapportera ces paroles ?”.
Date : Mardi 16 Janvier 2024
Lieu : Colombier, Magnanville
La pièce de théâtre "Je reviens de la vérité" présentée au Colombier aux classes de terminale de notre lycée offre une plongée poignante dans l'univers des résistantes déportées dans le convoi du 24 janvier 1943 vers Auschwitz dit “Le Convoi des 31000”. À travers une mise en scène saisissante et des performances remarquables, le spectacle réussit à rendre hommage à l'histoire sombre et complexe de ces femmes .
La mise en scène, très simple mais évocatrice, crée , autour d’un cercle au sol une atmosphère immersive dès le début de la pièce. Ce décor minimaliste , ne représentant pas forcément les camps de concentration ,est poignants et suscite une réflexion profonde. Le jeu théâtral des actrices, autour de ce simple cercle et de ces simples tenues, nous plonge dans l’ambiance des situations vécues par toutes ces femmes déportées.
Les comédiennes, au nombre de 3 au lieu de 23 ( pour 230 déportées), parviennent à donner vie aux
personnages historiques avec une authenticité frappante. Chaque comédienne incarnant la douleur, la résistance et l'espoir des déportées marquées par des moments de solidarité et de désespoir. Elles ont captivé notre attention et suscité une profonde empathie pour l’ensemble de ces femmes déportées de la Seconde Guerre mondiale.
Chaque scène, identique , à quelques points près , aux scènes de la pièce de Charlotte Delbo ( Productrice de la pièce originale “Qui rapportera ces paroles ? ” et déportée du “Convoi des 31000”), représente des moments vécus par ces femmes dans le camp d’Auschwitz, dont certaines que nous avions pu étudier en cours. L’ensemble de la pièce nous a plongé dans ce qu’ont pu vivre les déportées résistants et/ou juifs.
En fin de spectacle , nous avons pu avoir la chance d’interagir avec les comédiennes qui ont pu nous répondre sur de nombreuses interrogations: L'adaptation de la scène a été réalisée en combien de temps ? Pourquoi avoir choisi cette scène ? Mais aussi d’autres questions qui ont pu être posées par l’ensemble des élèves et qui ont pu avoir une réponse par la réalisatrice , mais aussi actrice de la pièce.
En conclusion, "Je reviens de la vérité" est une pièce de théâtre saisissante qui réussit à traiter avec respect et sensibilité un sujet aussi délicat que les déportées de la Seconde Guerre mondiale. La pièce idéalise le simple divertissement pour devenir une expérience éducative et émotionnelle profonde, laissant une impression durable sur les classes du lycée. S’il faut finir sur une phrase, je dirais: “Merci et félicitations aux comédiennes pour avoir su donner une voix à ceux qui ont vécu ces moments sombres de notre histoire.”
Louka Pinard ,TG5
Compte rendu pièce de théâtre
« Je reviens de la vérité » d'Agnès Braunschweig
Adaptation pour 3 comédiennes de la pièce de Charlotte Delbo « Qui rapportera ces paroles ? »
Comédiennes : Agnès Braunschweig, Edith Manevy, Caroline Nolot Metteuse en scène : Agnès Braunschweig Durée : ~1h15
Le mardi 16 janvier 2024, nous avons eu la chance d'assister à une adaptation théâtrale de la pièce « Qui rapportera ces paroles ? » de Charlotte Delbo. Une femme de lettres, écrivaine et dramaturge française d'origine italienne, qui a malheureusement fait partie des 230 femmes résistantes françaises déportées à Auschwitz en janvier 1943. Agnès Braunschweig a fait le choix d'adapter cette pièce initialement écrite pour 23 comédiennes à seulement 3, dans le but de raconter et de transmettre cette histoire passionnante au plus grand nombre de personnes et de la manière la plus accessible possible, tout en réduisant les coûts et les contraintes. Lors de l'entretien qui a suivi la pièce, Agnès Braunschweig nous a confié que la production avec 23 comédiennes était financièrement impossible, et le fait d'être seulement 3 leurs permet de se produire partout, dans tous types de salles, sans nécessiter d'aide extérieure, assumant elles-mêmes les rôles de comédiennes, costumières, scénaristes, etc.
L'adaptation que nous avons vue transmet une histoire poignante, rappelant les horreurs commises par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle nous plonge dans les conditions de vie et de travail, montrant comment les personnes meurent dans ces camps, ainsi que les relations entre ces femmes. La mise en scène, à travers des sortes de monologues, permet de mettre en lumière les pensées des personnages, nous permettant ainsi de comprendre leur mentalité dans ces moments horribles et inhumains qu'ont vécus ces femmes.
J'ai vraiment apprécié cette pièce car la mise en scène était simple, mais elle permettait de bien comprendre et de bien s'imprégner des témoignages offerts par Charlotte Delbo. J'ai été touché, prenant réellement conscience de ce qui s'est passé. C'était seulement ma deuxième expérience au théâtre, la première ne m'avait pas trop enchanté, trouvant ce monde théâtral très décalé. Cependant, cette fois-ci, c'était intéressant et factuel ! Ça m'a beaucoup plu !
MOULIN TOM - TG5
Théâtre au Colombier
Ce mardi 16 janvier , 5 classes de Terminales ( TG1,TG2,TG5,TST2S et TSTMG1) se sont rendues au Colombier ( merci à la Municipalité pour le prêt gracieux) pour assister à la pièce "Je reviens de la vérité" tirée de l'oeuvre de Charlotte Delbo "Qui rapportera ces paroles ?" évoquant la déportation à Auschwitz de femmes résistantes. La pièce (18 tableaux en 1h15 ) a été suivie d'un fructueux échange avec les 3 comédiennes.
Félicitations aux élèves pour la qualité de leur écoute et des questions.
Prochainement quelques CR de cette sortie .
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