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Articles avec #terminale histoire tag

Conseils de révision pour le DST des TS1 et TS3 sur «Les mémoires de la Guerre d’Algérie»

22 Septembre 2017 , Rédigé par profs Publié dans #Terminale histoire

Rappels :

_ce devoir aura lieu en 1h

 * le jeudi 28.09 pour les TS1 en A206

 * le vendredi 2909 pour les TS3 en C213

_ il sera sous la forme d’une analyse  de document d’Histoire.

Il faut donc revoir, si nécessaire, la méthodologie de cette  épreuve avec :

_les pages méthode du manuel p12-13, p56-57 , p59

_l'entraînement méthodologique réalisé en classe

_le corrigé du DM pour ceux l’ayant effectué

 

Les révisions doivent s’effectuer à l’aide :

_du cours y  compris des photocopies distribuées

_du manuel p 40 à 59 notamment les pages « révision » (p54-55)

_de ce blog (cf le lien en bas de l'article)

 

 Pour une mise au point sur la Guerre d’Algérie :p 42-43

 

Les notions et définitions suivantes doivent être maîtrisées :

Triple guerre ;guerre coloniale/guerre civile /« Guerre sans nom » ; « évènements » « pacification » ;protectorat/colonie de peuplement /Algérie-départements; passé refoulé ;groupes mémoriels :pieds noirs /FLN-MNA-Harkis / soldats de métier/contingent (appelés) /OAS ;lieux de mémoire : « nostalgérie » ; « Guerre de libération nationale »/ « révolution nationale »/ « guerre d’indépendance » ;héros/martyrs ;nation arabe/berbère ;mémoire officielle /manuels scolaires ;archives ;place des témoins ;lois mémorielles (ex : loi de 2005 sur le « rôle positif » de la colonisation ,abrogée).

 

Connaître :

_quelques dates : 17 octobre 1961 ;Accords d’Evian (19 mars 62) /indépendance(juillet 62) ;1999 :Etat français reconnaît une « guerre en Algérie »

_le bilan réel :entre 200000 et 300000 morts au total

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Conférence sur "Les mémoires familiales de la Guerre d'Algérie"

11 Février 2015 , Rédigé par profs Publié dans #Terminale histoire

Une conférence utile pour le chapitre sur les mémoires de la Guerre d'Algérie

Une conférence utile pour le chapitre sur les mémoires de la Guerre d'Algérie

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Conférence de B. Stora

1 Décembre 2014 , Rédigé par profs Publié dans #Terminale histoire

Pour la 3ème fois , B. Stora , grand spécialiste de la Guerre d'Algérie ,vient donner une conférence dans la région .

Celle-ci ,organisée par l'Université du Mantois C. Corot,se déroulera samedi 6 décembre à 16h à La Nacelle à Aubergenville.

Cette conférence sur "Camus et l'Algérie" peut être très utile pour l'étude des "mémoires de la Guerre d'Algérie" en Terminale (L/ES et S ).

Attention , les places étant limitées , inscriptions obligatoires (via ce blog , en "commentaire" de cet article ou via votre prof d'Histoire) .

Conférence de B. Stora
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Prépa Sciences Po

9 Juin 2014 , Rédigé par profs Publié dans #Terminale histoire

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Comptes rendus de la conférence de B. Stora (suite)

1 Février 2013 , Rédigé par profs Publié dans #Terminale histoire

Voici , à ajouter aux Comptes rendus de la conférence de B. Stora  , deux nouveaux articles :

 

Conférence de Benjamin Stora à l'ENM:
 

Tout d'abord, Benjamin Stora est un professeur à l’université Paris XIII et à l’Institut national des langues et civilisations orientales de Paris où il enseigne l’histoire du Maghreb contemporain (XIXe et XXe siècles) , les guerres de décolonisations et l’histoire de l’immigration maghrébine en Europe.
Le samedi 12 janvier 2013, à l'ENM, une conférence a eu lieu par Benjamin Stora sur la question suivante: « Algérie: Comment sortir de cette guerre des mémoires ? »
De plus, il faut savoir que 2012 marqua le 50ème anniversaire du Cessez-le-feu de la guerre d'Algérie. C'est pourquoi, l'année 2012 a été mouvementée avec  l'apparition d'environ 200 ouvrages, 20 documentaires, des expositions et des émissions,... La venue de Benjamin Stora sur les différentes mémoires entre les Algériens et les Français était importante.
Tout au long de la séance, le conférencier a abordé le sujet de la guerre d’Algérie qui a longtemps forgé 2 visions antagonistes : celle de la France qui la baptisait « les événements d’Algérie » et celle des habitants qui parlaient de « guerre d’indépendance »

Il explique tout d'abord la vision française en disant que l'Algérie a été départementalisée et rattachée au ministère français (territoire). Ainsi, la question du nationalisme a été abordée très tardivement pendant la guerre d'Algérie et de différentes façons. Cette guerre a inauguré la crise politique sur le nationalisme politique français ( empire colonial ). Cela a provoqué des fractures politiques ainsi qu'un bouleversement dans le système français. Par ailleurs, le 12 mars 1956, le gouvernement de Guy Mollet annonce la guerre: « Le gouvernement disposera en Algérie des pouvoirs les plus étendus pour prendre toutes les mesures exceptionnelles commandées par les circonstances, en vue du rétablissement de l'ordre et de la protection des personnes et de la sauvegarde du territoire ». De plus, Benjamin Stora parle de l'apparition d'une autre gauche au sein de la SFIO ( Section Françaises de l'Internationale Ouvrière) qui soutient les thèses de l'indépendance algérienne. Par la suite, en 1958, Charles de Gaulle s'oriente dans des négociations politiques mais la droite s'oppose. Donc une guerre civile commence (franco-française) et une crise morale va traverser des familles, la politique et les guerres (crise comparée à l'affaire Dreyfus). C'est pourquoi, le 11 février 1961, la création de l'OAS (Organisation Armée Secrète) se présente comme la manifestation la plus radicale d'une partie de l'armée et des civils de conserver l'Algérie française en s'opposant par tous les moyens à la politique d'autodétermination mise en place par le général De Gaulle. Ensuite, on assiste à la création du PSA (Parti socialiste autonome) puis du PSU (parti socialiste unifié) qui sont favorables à l’indépendance de l’Algérie. En 1962, la politique algérienne de de Gaulle est mise en place malgré les opposés. Il y a une absence de consensus politique à cause de la formation d'amnisties  qui sont composées de lois interdisant de rendre coupable une personne qui a fait quelque chose pendant la guerre d'Algérie.
Par ailleurs, cette guerre a créé plusieurs groupes de mémoires. Un groupe d'opposant massif de députés a permis en juin 1999, la reconnaissance de la guerre d'Algérie par l'Assemblée Nationale. Mais, le premier groupe ainsi que le deuxième groupe (les pieds-noirs) ont été basculés par un troisième groupe, celui des « enfants de l'immigration algérienne ». Enfin, un autre groupe apparaît entre 1980 et 1990: « l'attachement aux parents et aux français ». C'est donc « une nouvelle mémoire complète » d'après Benjamin Stora. Ainsi, tous ces groupes font beaucoup de monde, on peut y rajouter les harkis et les pieds-rouges (personnes qui vont en Algérie pour reconstruire le socialisme). Il y a donc environ 5 à 7 millions de personnes dans tous ces groupes. Chaque groupe est enfermé dans leur propre vision de la guerre d'Algérie et cela a entraîné une séparation des mémoires dans la société française.
Ensuite, dans une deuxième partie, le conférencier a parlé de la vision des Algériens. Du coté algérien, la plupart des habitants vivaient moins dans les campagnes que dans les villes. Après quelques temps, un nationalisme algérien s'est créé avec la fondation du FLN (Front de Libération Nationale), d'une élite citadine et d'une immigration ouvrière. Le FLN se revendique en faveur de l'indépendance en s'opposant au MNA (Mouvement National Algérien) créé par Messali Hadj (guerre algéro-algérienne) . De plus, la plupart des harkis étaient analphabètes dans les villages. Des massacres ont eu lieu comme des viols collectifs des femmes rurales dans les hameaux, des massacres des harkis entre mythe et réalité (le négationnisme algérien) et un culte des martyrs de la révolution.
Enfin, des inégalités et des injustices comme la violation des accords d'Evian, des fosses communes et des essais nucléaires au Sahara ont remis en cause la question du consensus politique de la légitimité algérienne.

 

CR rédigé par Sabri Faissal  (TS2)

 

 

Compte-rendu conférence de Benjamin Stora :L'Algérie.


L'histoire a toujours un début, mais pourquoi ne pas commencer par la fin ? Le discours de l'historien Benjamin Stora, a suscité beaucoup de questions et de remarques de la part des nombreuses personnes présentes à cette conférence, samedi.

De nombreuses questions tournant autour de thèmes différents les uns des autres mais qui se rapportent toujours à la même question au final :
l'Algérie. Alors pourquoi ces mémoires sont-elles aussi vives, 50 ans après ?
58653820130112182458.jpgC'est ce qu'explique Benjamin Stora en abordant, dans un premier temps, la question française puis le versant algérien. Le conférencier nous rappelle la statut spécial de l'Algérie par rapport aux autres colonies, ce pays faisait en effet, partie totale de la France, car il endossait le statut de département français. A ce moment, la France était un empire colonial très puissant, et au cœur de cet empire se trouvait l'Algérie. Ainsi, la perspective d'une séparation était inconcevable et cela revenait d’ une amputation du territoire français ainsi qu'à une différenciation du
nationalisme algérien et du nationalisme français. Aussi, Benjamin Stora soulève une autre question, qui est celle des conséquences d'une telle séparation. La guerre d'Algérie va provoquer des
fractures dans la société française avec une fraction « pour la guerre d'Algérie » et une autre « contre ». La création de l'OAS (Organisation armée secrète) est sûrement
l'exemple qui caractérise le mieux cette division de la société française et ces différences se ressentent dans les partis politiques même, notamment la SFIO de Guy Mollet qui envoya environ 2
millions de personnes en Algérie entre 55 et 62, ce qu'on appelle le contingent. Toutes ces hostilités et ces divisions au sein de la France seront même qualifiées de nouvelle « Affaire
Dreyfus », de part le fait que chaque Français était touché par cette guerre d'Algérie et que les oppositions étaient très fortes. Ainsi, en instaurant des politiques d’amnistie entre 1962 et
1974, la France s'est mise des œillères afin d'ignorer le passé de l'Algérie. Aussi, selon Benjamin Stora, le consensus républicain n'est qu'une mythologie à ce moment-là et le fait qu’ un parti d’extrême droite émanant de l'OAS ait
obtenu 1 million de voix lorsqu’il s'est présenté en 1965 le montre bien.

Le conférencier, nous rappelle aussi, qu'il existe une mémoire très importante de cette guerre notamment car
celle-ci est portée par de nombreux groupes de personnes. Les soldats, les pieds-noirs dont le néologisme « nostalgérie » nous montre bien la nostalgie de ces Européens ayant crée leurs
vies en Algérie. Sans oublier, les enfants de l'immigration algérienne en France ainsi que les harkis. Et on peut voir que même des décennies après la guerre, celle-ci marque encore les esprits,d'une manière positive ou non ; dès les années 80-90 une mémoire complexe se met en place et les tensions remontent en Algérie, sous une forme de terrorisme notamment.

Les pieds-rouges, aussi,
sont des personnes engagées qui sont allées en Algérie après 1962 afin de reconstruire le pays. Ainsi, chaque groupe est enfermé dans sa propre vision, dans sa propre mémoire et cela reflète bien
toute la complexité du conflit franco-algérien.

Du côté algérien, la majorité de la population (près de 90%) appartient aux classes paysannes et l'indépendance était au début une conception urbaine. Le premier groupe réclamant l'indépendance,s'étant fondé sur les villes, dès 1920 est l'étoile Nord Africaine dont le fondateur est Messali Hadj. Benjamin Stora, nous explique ainsi que le concept indépendantiste est né et a été réfléchi en
ville, et que seulement après, les paysans et tout le peuple se sont soulevés pour leur indépendance. S'ajoute à cela un conflit algéro-algérien, le FLN et le MNA, deux groupes indépendantiste rivaux, se livrent en effet, à des batailles sans merci. Dès mai 1957 se pose alors un réel problème algérien ; la question de la cohésion nationale et cela se ressentira dès les années 90 où
de nouvelles questions resurgiront notamment par rapport à l'identité algérienne, la place de la religion, les communautés minoritaires (berbères, ..)...

Enfin, la conférence a suscité des questions ainsi que des remarques, telle que le pétrole. Benjamin Stora y répondit en soulignant le fait qu'il existait des clauses secrètes dans les accords d'Evian, que le pétrole était très important en Algérie, grâce au Sahara et que cela faisait donc de ce désert un lieu géostratégique très important. Aussi, les autres interrogations portaient sur la place des Juifs, des Berbères, de la religion, mais aussi des femmes, dans ce conflit et dans cette mémoire franco-algérienne de la guerre.

Cette guerre est donc, comme on l'a vu, très ancrée dans les mémoires. 2012 étant les 50 ans du conflit, de nombreuses manifestations ont eu lieu, des livres sont parus, des documentaires sont passés à la télé. De plus, une exposition en hommage aux cents ans d'Albert Camus, l'auteur français qui est un symbole entre les 2 rives méditerranéennes, devait alors lieu en 2013 à
Marseille.

Ainsi, on pourrait résumer cette conférence en disant que l'histoire peut se lire de deux façons différences : pour les Français, par la fin, à travers le reflet de la guerre. Pour les
Algériens, on devrait remonter à l'origine même : la colonisation.

 

CR rédigé par Loutfi Sanaa (TS1)

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Comptes rendus de la conférence de B. Stora

20 Janvier 2013 , Rédigé par profs Publié dans #Terminale histoire

Voici les 1ers  comptes rendus de la Conférence de B. Stora à l'ENM :

 

Benjamin Stora, professeur des Universités, enseigne l’histoire du Maghreb contemporain (XIXe et XXe siècles), les guerres de décolonisations, et l’histoire de l’immigration maghrébine en Europe, à l’Université Paris XIII et à l’INALCO (Langues Orientales). Paris.
Ce samedi, à l'ENM, une conférence a été donnée par cet enseignant chercheur qui a eu pour thème "L'Algérie : sortir de la guerre des mémoires".


Cette conférence visait à montrer l'importante différence des mémoires entre le côté français et le côté algérien. En effet, 2012 était le 50 ème anniversaire de la guerre d'Algérie : près de 200 ouvrages sont parus, 15 documentaires ont été diffusés, et des expositions ont eu lieu principalement à Paris. Cependant, il faut se rendre à l'évidence que la reconstruction de l'Histoire n'a jamais vraiment éteint les passions, tout au contraire.
Cette conférence était découpée en 2 parties : d'abord, nous avons vu la version française de la guerre d'Algérie et des mémoires, puis, la version algérienne.
Tout d'abord, l'Algérie était profondément ancrée à la France étant donné qu'elle était un département français (rattachée au Ministère de l'Intérieur). Penser une éventuelle séparation de l'Algérie était complètement inconcevable ; cette question s'est seulement posée lors de la guerre. Cette dernière ouvre justement une crise politique rattachée à un certain nationalisme français qui provoque de profondes fractures au sein des formations politiques (la gauche comme la droite). Une sorte de "nouvelle affaire Dreyfus" est apparue, en raison des oppositions entre les personnes favorables à l'indépendance de l'Algérie et ceux qui ne le sont pas : le consensus politique n'existe pas même en 1962, date de la fin de la Guerre. Benjamin Stora nous a rappelé que cette guerre est "restée tapis dans l'ombre" même après la fin déclarée. Les politiques d'amnistie en 1962, 1964, 1974, et 1982 ont, en quelque sorte, empêché de regarder en face le passé algérien. Des mémoires ont tout de même été portées par différents groupes ; les pieds noirs, les enfants d'immigrés, les harkis, les « pieds rouges » (en tout, 7 millions de personnes sont rattachées à cette histoire).
Chaque groupe est enfermé dans sa vision de la guerre et un "réel cloisonnement des mémoires" existe ; ce qui constitue un frein pour la connaissance réelle de l'Histoire.
Ensuite, côté algérien, 90% d'entre eux vivaient dans les campagnes ; le nationalisme algérien (FLN etc...) est donc fondé sur les villes (élites citadines). La majorité des harkis étaient des villageois qui ne parlaient pas le français, voulant seulement protéger leur petit territoire (ce qui donna lieu à des affrontements entre Algériens). Les indépendantistes ont du donc combattre à l'intérieur de leur propre pays pour imposer leur idéologie. Ici, un problème de cohésion sociale est posé ; la question d'une fabrication d'un consensus sur le plan anthropologique et politique reste décisif. Cependant, la connaissance que l'on peut avoir sur cette guerre, côté algérien, reste compliquée ; la fabrication d'une histoire nationale et d'une certaine propagande est observable. Une difficulté d'accès aux archives et aux témoignages fait état d'une Histoire qui reste quelque peu mystérieuse.

L'accroissement historique ne permet donc pas forcément de réconcilier les mémoires. Nous avons vu que du côté algérien et français, tout diffère et chacun essaie de reconstruire l'Histoire d'une manière différente. Nous sommes donc bien face à une certaine "guerre des mémoires".

 

C.R. réalisé par Ait Lasri Sarah (TES2)

 

Compte rendu conférence de Benjamin Stora

 

 

2012 est une année importante, c’est le 50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Au cours de cette année 200 ouvrages ont été publiés, une quinzaine de documentaires ont été réalisés et il y a eu une audience importante. De nombreuses expositions ont été organisées notamment à l’Hôtel de ville où de nombreuses archives ont été exposées.

Aujourd’hui encore il y a des polémiques et des contreverses. On peut citer comme exemple l’exposition sur Albert Camus annulée à Aix-en-Provence. La savoir accumulé au cours des années n’atténue pas les différentes interprétations de cette séquence de l’Histoire. Il n’y a pas vraiment d’apaisement à cause de l’existence de beaucoup de points de vue différents, des passions vives des deux côtés ,français et algérien. Jusqu’en 1962 ,l’Algérie est un département, elle est intégrée à la nation française. La fin de l’occupation française est vécue comme l’amputation d’un territoire. La solution politique de la séparation est arrivée en fin de conflit. Cette séparation est difficile à penser, à accepter et à concevoir du point de vue français. Pour certains il est difficile de penser que la nationalisme algérien est différent du nationalisme français. A l’époque cela était inconcevable, peu admis plutôt occulté. Notamment pour la classe politique française car pour eux la solution était une intégration plus forte. Le nationalisme français est alors en échec (Jacobinisme, pensée des Lumières..). Il s’était construit sur la base de l’empire colonial. La guerre d’Algérie provoque des fractures politiques importantes au sein des catégories politiques. En 1958 les partisans de l’Algérie nomment De Gaulle dirigeant. Ce dernier ,deux ans plus tard ,engage les négociations. L’OAS (Organisation armée secrète) créée en 1961 par les plus radicaux des pieds-noirs afin d’empêcher l’indépendance de l’Algérie s’oppose à lui. Le parti socialiste SFIO est également opposé notamment Guy Mollet. En 1956, les soldats du  contingent sont envoyés ce qui provoque la prise conscience en France de la mise en place d’une guerre. Près de 2 millions ont été envoyés jusqu’en 1962. Cela représente une grande partie de la société française et provoque une crise de la gauche. On assiste à la création du PSA (Parti socialiste autonome) puis du PSU (parti socialiste unifié) qui sont favorables à l’indépendance de l’Algérie. Le PCF ,parti communiste français, y  est également favorable. Une crise morale touche l’Eglise, la famille et les syndicats (sorte de nouvelle affaire Dreyfus). Ces moments de grave crise se terminent par des reconstructions consensuelles or , ici on assiste à une absence de consensus politique à la « fabrication d’amnésie ». On oublie que pendant les élections de 1965 les partisans de l’OAS ont obtenu 1 million de voix. En 1962 les personnes sont ancrées dans leur idéologie il est donc impossible d’établir un consensus. La politique d’amnistie a empêché de 1962 à 1974 de regarder en face le passé algérien. L'amnistie est la loi qui fait disparaître le caractère d'infraction d'un fait punissable en effaçant la condamnation ou en empêchant (ou en arrêtant) les poursuites. Les groupes de mémoires sont très nombreux, il n’y pas de mémoire commune. Il y a le groupe des Harkis qui pendant près de 30 ans ont subi une ségrégation spatiale. Les « pieds-rouges » qui sont arrivés en 1962 pour reconstruire. Le groupe des soldats notamment est divisé également car des soldats pensent que la guerre a continué après le 19 mars 1962. Ce n’est qu’en 1999 qu’il y a la reconnaissance de la guerre d’Algérie par l’Assemblée Nationale. Il existe une nostalgie de l’Algérie française, celle d’avant 1954. Il y a un récit embelli par le groupe dominant des pieds-noirs .Les enfants des 400 000 Algériens émigrés en France ont une conception coloniale mais ils sont cependant attachés à l’identité française. Chaque groupe est enfermé dans sa propre vision de la guerre sans essayer de comprendre celles des autres. On assiste donc à un cloisonnement des mémoires ,ce qui est un frein à la connaissance réelle.

Du côté algérien , on parle surtout de la société urbaine alors que la société paysanne algérienne constitue une immense majorité, ils veulent aussi l’indépendance ; en effet la plupart des harkis étaient des villageois et venaient du « bled ». Les militaires se sont aperçus des problèmes d’analphabétisation. Il y a une guerre civile intérieure indépendantiste algérienne. Le FLN (Front de Libération Nationale) s’oppose au MNA (Mouvement National Algérien) créé par Messali Hadj. Il y a de nombreux affrontements notamment les massacres de 1957. Il y a à l’époque un problème : la légitimation politique est contestée très vite et la fabrication d’un consensus reste décisive. Dès 1963 à l’intérieur de la société algérienne il y a une question identitaire nationale. L’accès aux archives est difficile.

Le désert du Sahara est un enjeu ; le GPRA (gouvernement provisoire de la République Algérienne) et De Gaulle ont effectué des négociations de 1960 à 1962 autour de l’enjeu que représente le Sahara. Il y a du gaz, du pétrole et c’était un lieu d’expérimentation nucléaire. Il y avait même une close secrète dans les accords d’Evian selon laquelle les soldats devaient rester jusqu’en 1971. Da Gaulle était préoccupé, il était difficile d’envisager la partition car pour lui l’Algérie était utile parce que c’était un carrefour stratégique, une ouverture sur toute l’Afrique.

 

CR réalisé par Haggoud Yasmine et Eva Fkatchouk (TS1)

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Anniversaire de la libération des camps d'extermination, 27 janvier 1945

25 Janvier 2011 , Rédigé par MMe Caussé Publié dans #Terminale histoire

 

Elèves de 1ère,

Elèves de Tle, L/ ES/ S  qui ont travaillé, l'an dernier,

sur leJournal d'Hélène Berr,

Ex - TES1 de l'année 2009/2010, qui sont allés en voyage d'étude à Auschwitz,

 

je vous invite à regarder, demain soir

 mercredi 26 janvier à 20h40, sur ARTE,  le documentaire  inédit d'E. WEiSS, intitulé Auschwitz, premiers témoignages.

 Il s'agit du montage de quatre témoignages de survivants d'Auschwitz,

recueillis dès 1945,  et illustrés par des images de ce qu'il reste du camp d'extermination. 

 

Mme M.  Caussé.

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