Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Conférence "Nourrir l'humanité"

6 Septembre 2013 , Rédigé par profs Publié dans #Culture - Art - Musique

Le samedi 28 septembre à 15h (salle J. Brel de Mantes-la-Ville), l' Université du Mantois C. Corot propose une conférence de B. Parmentier sur le thème "nourrir l'humanité" .

Un thème qui peut notamment être très utile en 2nde ("Nourrir les hommes") ou en Terminale (Mondialisation).

Vous pouvez vous inscrire ici en déposant un commentaire (nom + classe) ou près de votre professeur d'Histoire-Géo .

Bruno Parmentier dans les médias:

20 Minutes le 25 février 2013

« Cheval Gate »

Quand on achète un produit, on achète «le monde qui va avec» !

Quand on veut une barquette de lasagnes avec de la viande à deux euros, prête en 10 minutes, on achète de l’industrialisation, des appels d’offres internationaux et des chaînes alimentaires longues.

De la même manière quand on choisit à la main une par une ses pommes, puis ses prunes, puis même ses cerises, on dit au commerçant «je ne veux pas qu’une seule mouche se soit posée dessus», et donc, fatalement, on achète trois passages supplémentaires de pesticides pour qu’effectivement il n’y ait aucun risque d’avoir un ver dans sa pomme, une moisissure sur sa prune, ou un prélèvement de pie sur sa cerise...

Et quand on veut du poulet pas cher, il vient forcement du Brésil, près des sources de matières premières (maïs et soja) et où les salaires sont beaucoup moins élevés. On achète donc de la déforestation de l’Amazonie et du chômage en France...

L'alimentation est un des rares secteurs où l’on peut, malgré tout, avoir une influence sur ce que nous proposent les commerçants. Commençons donc par manger autrement, ce sera déjà ça de fait. Le bio, le local et l’équitable, pourquoi pas ?

Et exigeons plus de transparence, plus d’étiquettes et plus de police alimentaire!

Sur Arte 21/06/2012

Pour une révolution de la pratique agricole

Extrait de l’interview :

Pourquoi n’a-t-on pris conscience de la crise alimentaire qu’en 2007 ?
Alors que huit des dix dernières années ont été déficitaires en céréales, les stocks préalablement constitués (environ six mois de consommation depuis des décennies) ont un temps permis de maintenir les cours à bas niveau, jusqu’à ce qu’apparaisse la réalité d’une légère pénurie. Or, quel que soit le prix, la demande des 6,5 milliards d’habitants sur la planète, elle, ne fléchit pas. Elle augmente même de 2 % par an, entre les 80 millions de « convives supplémentaires », la croissance de la consommation de viande et de lait par une partie de la population, notamment les classes moyennes d’Asie, et la production de biocarburants. En outre, au gâchis à la production dans le Sud – les récoltes pourrissent par insuffisance de transports et de stockage – s’ajoute celui, effrayant, à la consommation dans le Nord. Ainsi, en 2007, les courbes de croissance structurelle de la demande et celle de l’offre, dépendante des conditions climatiques, se sont croisées.
Comment vont évoluer l’offre et la demande alimentaire mondiale dans les prochaines décennies ?
Avec environ 3 milliards d’habitants en plus d’ici 2050, la demande alimentaire variera en fonction des continents. Afin que chacun mange à sa faim, il faudrait doubler la production agricole mondiale, mais en réalité la multiplier par 5 en Afrique, 2,3 en Asie et 1,9 en Amérique latine. L’offre peinera à suivre. Pourtant, le XXe siècle a enregistré certains succès en la matière. Ce n’est peut-être pas glorieux, mais alors que la population quadruplait, le chiffre de ceux qui souffraient de la faim est resté stable, à savoir 850 millions. On a donc produit plus, avec plus de ressources. Désormais, nous allons devoir faire plus, avec moins.

« Si dans l’imaginaire français, la faim est un phénomène urbain, ce sont en réalité des paysans qui meurent aujourd’hui de faim dans le monde, en silence. »

Conférence "Nourrir l'humanité"

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article