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Corrigé des compositions du Bac Blanc de TS

29 Mars 2017 , Rédigé par profs Publié dans #Terminale histoire

Sujet n°1 :En vous appuyant sur l’exemple étudié en cours (ici la Seconde Guerre mondiale), vous vous demanderez si le travail de l’historien doit être indépendant des mémoires.

 

La Seconde Guerre mondiale a produit différentes mémoires (à définir/Histoire : cf p 38 du manuel ) portées par des individus, des groupes et l’Etat. Ces mémoires se sont affirmées selon des rythmes différents. D’abord des mémoires de la Résistance, gaulliennes et communistes, puis une mémoire juive de la déportation et du génocide. La mémoire officielle de la Seconde Guerre mondiale s’est détachée au fil du temps d’un certain nombre de mythes et de refoulements sous l’action des groupes porteurs de mémoire mais aussi des historiens.

Problématique :

Quelle lecture les historiens font-ils des mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France ?

 

  1. Entre division et unité (1945 – années 1950).

 

  1. 1)Les questions de la Libération.
  • Questions sur l’attitude des Français pendant la guerre : résistance, collaboration, passivité ?
  • Difficulté pour catégoriser les positions des Français mise en avant par l’historien Pierre Laborie.
  • Entre 1944 et 1946, célébrations de la Libération nombreuses ce qui montre bien la difficulté à regarder en face la collaboration.
  1. Réconcilier par la loi ?
  • Epuration sauvage et légale.
  • Pierre Laval et Pétain condamnés à mort.
  • Lois d’amnistie.
  1. Entre silence et oubli.
  • Difficulté pour la mémoire de la déportation raciale à émerger.
  • Difficulté pour les Français de faire la différence entre déportation raciale et déportation politique.
  • La parole des résistants l’emporte sur celle des déportés raciaux.
  1. La succession des régimes mémoriels (vers 1955 – vers 1990).

 

  1. 1) Tous résistants ?
  • Henry Rousso, Le Régime de Vichy, parle de mythe résistancialiste.
  • Opposition mémoire communiste et mémoire gaulliste.
  • Mémoire gaulliste qui s’impose avec le transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon.
  • Nécessité pour de Gaulle de mettre le régime de Vichy entre parenthèses : si tous les Français n’étaient pas résistants, l’âme de la France l’était et elle se trouvait à Londres.
  1. La prise de conscience de la collaboration.
  • A partir des années 1960, critiques du général de Gaulle, déclin du parti communiste qui s’amorce, plaintes déposées contre d’anciens vichystes (Touvier).
  • 1971, sortie du film Le Chagrin et la Pitié.
  • 1973, publication du livre de l’historien américain Robert Paxton qui discrédite la théorie du « glaive et du bouclier » qui voulait que le régime de Vichy ait protégé les Français tandis que le général de Gaulle combattait.
  1. La mémoire du génocide des Juifs.
  • Procès Eichmann.
  • Action des groupes mémoriels
  • 1985, sortie du film de Claude Lanzmann Shoah.
  • 1987, procès Barbie.
  1. Des mémoires éclatées depuis les années 1990.

 

  1. 1) Le temps de la reconnaissance officielle.
  • Inculpation pour crime contre l’humanité de Bousquet et Papon.
  • Mitterrand hué lors de la commémoration de la rafle du Vel d’hiv du fait de la révélation de son passé à Vichy.
  • Reconnaissance officielle par Jacques Chirac de la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des Juifs.
  1. Les usages politiques de la mémoire.
  • Apparition du négationnisme autour de Robert Faurisson.
  • Décision de Nicolas Sarkozy de faire lire la lettre de Guy Môquet dans les lycée et déplacements au plateau des Glières.
  • Mise en place des lois mémorielles (loi Gayssot).
  1. De nouvelles mémoires.
  • Hommage rendu aux « Justes de France » en 2007.
  • Reconnaissance des « Malgré-nous » comme victimes du nazisme en 2010.
  • Relégation de certains groupes comme les Tziganes.

Conclusion :

La Seconde Guerre mondiale est porteuse de plusieurs types de mémoires. Il y a la mémoire de la Résistance qui oscille entre mythe et réalité. En effet, dans l’immédiat après-guerre, ce sont les mémoires gaullienne et communiste qui se sont imposées officiellement. La volonté proclamée par le général de Gaulle de mener une politique de réconciliation et d’unité nationale entraîne la diffusion d’un certain nombre de mythes et de déformations historiques.

Il y a une mémoire de l’Etat français. Jusqu’aux années 1970 – 1980, la période de l’occupation allemande est prétexte à amnésie et à contre-vérités historiques au sujet du rôle exact joué par l’Etat français du maréchal Pétain dans sa relation avec la résistance ou dans la déportation des Juifs. Sous l’impulsion de différents facteurs, ce passé trouble du régime de Vichy est enfin révélé.

Enfin, il y a également la mémoire de la déportation et de la Shoah. L’après-guerre voit d’abord la mise en avant de la mémoire des déportés dits politiques (opposants politiques et résistants aux nazis et à l’Etat français), environ 87 000 personnes dont la moitié a survécu. La mémoire des déportés dits « raciaux », et avant tout celle des Juifs (76 000 personnes, 2 500 survivants), se constitue d’abord en marge de la mémoire collective, avant de s’affirmer lentement dans le débat public.

 

Sujet n°2 :"La puissance des États-unis dans le monde depuis 1945"

 

La présence d'une introduction (comprenant une problématique et l'annonce d'un plan) et d'une conclusion sont attendues, ainsi qu'un développement structuré en paragraphes faisant apparaitre un plan.

Le plan proposé est un des plans possibles. Les éléments en gras sont attendus et doivent être définis et datés le cas échéant. Les éléments en italique sont plutôt des éléments de valorisation.

Exemple d'introduction

En intervenant dans la seconde Guerre mondiale aux côté du Royaume-uni et de l'U.R.S.S. contre l'Allemagne et le Japon le 7 décembre 1941, le président américain Roosevelt rompt avec la tradition isolationniste des États-Unis, c'est à dire la volonté affichée de ne pas intervenir dans les affaires extérieures au continent américain. Dès lors, ils assument un statut de grande puissance, c'est à dire de pays capable d'exercer un rayonnement et une influence dans de multiple domaines à une échelle mondiale

Comment les États-Unis se positionnent-ils clairement en tant que puissance mondiale majeure, une fois le conflit terminé en septembre 1945?

Nous verrons tout d'abord qu'ils revendiquent et assument un leadership sur ce qu'ils définissent le monde libre face au communisme pendant la guerre froide jusqu'en 1991 puis qu'ils ont du redéfinir leur rôle dans un monde plus multipolaire mais aussi plus instable à partir des années 90.

 

I LES "LEADERS DU MONDE LIBRE" (1945-1990)

  1. Un des deux Grands à la fin de la seconde Guerre mondiale

  • puissance économique . accords de Bretton Woods

  • La première puissance militaire: puissance nucléaire

  • La concurrence de l'U.R.S.S.

  1. Un rempart multiforme contre le communisme entre 1949 et les années 70

Comment les États-Unis exercent-ils leur puissance contre le communisme pendant la Guerre froide:

  • Doctrine Truman et Plan Marshall :

  • Exercice du hard power Organisation d'un système d'alliances : Exemple de l'OTAN

  • interventions militaires et crises diplomatiques (une crise nommée et datée)

  • Soft power : un exemple précis

  1. D'une crise de confiance au retour en force (1970-1989)

  • A partir de 1963, période de détente dans les relations avec l'URSS

  • Mais à partir de 1968, une crise de confiance dans leur leadership en raison d'une conjonction de difficultés : enlisement dans la Guerre du Vietnam, Scandale du Watergate qui touche l'institution présidentielle, arrêt du programme Apollo,

  • Mais paradoxalement, période de forts progrès du soft power à l'extérieur parallèlement à une crise de valeur à l'intérieur (ex contestation de la Guerre du Vietnam dans le cinéma américain)

  • Retour du leadership revendiqué et assumé avec la présidence de R. Reagan

Reprise de la Guerre froide (Guerre fraîche) avec la reprise de la course aux armements en Europe, le programme IDS

  • 1987-1991 : Victoire finale dans la Guerre froide

 

II FORCES ET FRAGILITÉS D'UNE HYPERPUISSANCE DANS LE MONDE DE L'APRES-GUERRE FROIDE (depuis 1990).

  1. Les attributs de l'hyperpuissance

  • Domination économique liée à l'avance prise dans la tertiarisation et la révolution internet. Forte dépendance du reste du monde : Bill Gates et Microsoft, Apple et Steve Jobs.

  • Domination militaire

  • Fort soft power

  1. d'un multilatéralisme ambigu à un unilatéralisme assumé après le choc du 11 septembre

  • la décennie 90 (Présidences Bush et Clinton)

-Définition du multilatéralisme

    -En fait, rôle de "gendarme du monde" en lien avec l'ONU : Exemple de la 1ère Guerre du Golfe

    -multilatéralisme affiché par les présidents contrecarré par les votes du Congrès : non ratification de grands traités internationaux ( 1 exemple)

    • les conséquences du 11 septembre (Présidence Bush) :la remise en cause de la notion "d'hyperpuissance"

    -Attentats du 11 septembre , terrorisme islamiste

    -Conséquences à l'intérieur : patriot act et crise de valeur

    -Conséquences à l'extérieur : recours à la force armée-intervention en Afghanistan, passage à l'unilatéralisme 2ème Guerre du Golfe, image ternie dans le monde

    3) Les interrogations des présidences d'Obama

    • Infléchissements de la politique extérieure d'Obama : retrait d'Afghanistan et d'Irak, difficulté pour fermer Guantanamo, intervention tardive et limitée en Syrie

    • Domination économique moins nette : conséquences crise 2008, montée en puissance de la Chine

    CONCLUSION :

    Depuis le début de la 2ème moitié du XXème siècle, les États-Unis ont donc modifé radicalement leur positionnement face au monde en assumant un interventionnisme correspondant à leur statut de puissance économique et culturelle, dans des contextes aussi différents que celui de la Guerre froide et celui du monde instable de l'après-Guerre froide. Ce choix les a confronté à plusieurs reprises à d'importantes contestations internes et externes, qui ont pu les fragiliser sans toutefois que leur vocation à intervenir soit durablement remise en cause.

    Possibilité d'une ouverture sur les interrogations posées par les déclarations de D. Trump

     

    NB :pour le croquis de géographie (Partie II du Bac Blanc) , cf  p. 290 du manuel.

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